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Quelle est la cause de l’infertilité ou de l’impuissance ?

Impuissance, perte de libido, désir émoussé, infertilité, … voilà autant de problèmes sexuels. Ils sont de plus en plus fréquents et peu d’entre eux sont réellement provoqués par des causes physiologiques organiques.

 

2 tiers de la population masculine touchée par l’infertilité

L’infertilité affecte actuellement presque 2/3 de la population masculine en âge de se reproduire. Les pronostics alarmistes avancent un taux de stérilité masculine. Ils toucherait ¾ de la population, voire la totalité d’ici la moitié du siècle. Le Docteur Franck Ledoux explique dans l’exposé L’alimentation jusqu’à 18 mois : les clefs intestinales de notre immunité et de nos pensées futures , planète quantique avril 2013 que ces chiffres alarmants sont le résultat entre autres de la piètre alimentation industrielle que nous nous donnons et qui ne nourrit plus suffisamment le processus de spermatogenèse. Il insiste surtout sur les conséquences dramatiques des pesticides et sur la façon dont nous nourrissons la terre. Il affirme qu’il y a des études officielles qui prouvent tout cela. Elles ont été données au gouvernement en France et en Belgique il y a plus de 15 ans. Jusqu’à aujourd’hui rien n’a été fait et aucune mesure n’a été prise.

Nous ajouterons aux problèmes générés par les pesticides, ceux induits par de nombreux autres perturbateurs endocriniens tels que les :

  • produits halogènes (chlore, brome, fluor)
  • résidus de matières plastiques (bisphénols, phtalates, acrylamide, etc.)
  • dioxines
  • résidus médicamenteux des eaux de boisson ou de l’eau du robinet (voir le phénomène de féminisation des populations de poissons dans nos rivières qui n’en est que l’une des conséquences)

C’est ainsi que depuis le début des années 2000, le nombre de spermatozoïdes dans le liquide spermatique a diminué de 50 %. En 50 ans, la qualité du sperme a elle aussi diminué de 50 % à l’échelle mondiale. Le volume séminal, lui a diminué de 25%. En France, entre 1989 et 2005 chez les hommes de 35 ans, les chercheurs ont constaté une diminution du nombre de spermatozoïdes et une augmentation du nombre de spermatozoïdes malformés.

 

L’impuissance touche les hommes de plus en plus tôt

Les problèmes d’impuissance eux aussi semblent affecter des populations masculines de plus en plus jeunes. Cela dans des proportions qui peuvent aller jusqu’à 50 % des hommes dès l’âge de 40-45 ans. Encore tabou, ce problème est souvent gardé secret et peu évoqué par la plupart des hommes. Il est pourtant à l’origine de nombreux mal-être au sein des couples. Parfois, c’est même la cause de séparation ou de rupture. Lors d’impuissance ou de problèmes érectiles, il faut tout d’abord écarter la cause des prises de médicaments entre autres ceux qui sont conseillés en cas d’hypertension. En effet, les molécules chimiques qu’ils contiennent ont pour but de diminuer la pression sanguine dans les vaisseaux périphériques afin de privilégier la circulation et l’oxygénation des coronaires (artères situées autour du cœur). Les canaux sanguins situés dans la verge subissent eux aussi cette diminution de pression.

L’érection est normalement provoquée par un afflux de sang dans les vaisseaux des corps caverneux du pénis. Si la pression est diminuée de manière artificielle par de tels médicaments, l’irrigation de ces corps caverneux n’est plus optimale et le processus d’érection ne s’effectue plus pleinement. Les érections diminuent non seulement en fréquence, mais également en intensité chez de nombreux hommes consommant ce type de produits. Il n’y a pas que les médicaments contre l’hypertension qui soient responsables d’effets secondaires se manifestant par des problèmes d’ordre sexuel. D’autres, comme les statines (hypocholestérolémiant) par exemple, ont une action tout aussi délétère, mais plus sournoise qui se manifestera généralement à plus long terme. En effet, lorsque l’on réduit les taux de cholestérol, le corps ne possède plus les matières premières (acides gras) utiles à la synthèse des hormones et principalement des hormones stéroïdiennes directement liées aux actions génitales et sexuelles.

 

Le stress à la base des baisses de libido ?

Les problèmes de libido quant à eux sont plutôt liés à la sphère psychologique et émotionnelle ; or ce domaine est généralement en lien direct avec le stress. Et contrairement à ce qu’affirment ces messieurs, ils sont plus affectés par les soucis de nature émotionnelle qu’ils veulent bien le laisser paraître. Les hommes ne sont pas plus bavards à ce sujet. Il semble que dès que l’on touche à cette sphère génitale et sexuelle masculine, c’est comme si leur ego ou leur virilité étaient directement atteints. Ils sont pourtant excessivement nombreux à être victimes de burnout, de dépressions, d’insomnies ou de surcharge de travail, autant de facteurs qu’ils ont des difficultés à gérer sans vouloir l’avouer.

Le stress généré par les pressions professionnelles au cœur des entreprises visant la rentabilité est l’un des facteurs les plus dévastateurs dans le domaine de la santé. Et l’un des premiers secteurs dans lequel se reflètent les difficultés émotionnelles est bien celui de l’activité sexuelle. Il est bien évident que la libido est inévitablement liée aux sentiments ou à l’attirance que l’on éprouve vis-à-vis de sa partenaire. S’il n’y a pas d’amour et si votre partenaire ne vous attire absolument plus, il est tout à fait normal d’éprouver une baisse voire une totale absence de libido. Le dialogue entre les partenaires et la sincérité dans ce domaine s’impose afin de remédier à ce type de souci.

Alors messieurs, afin d’éviter au maximum les stress inutiles et destructeurs, un petit conseil, cessez de vouloir être des surhommes, nous (les femmes) vous aimerons quand même… et tout le monde s’en portera mieux !

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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