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Le crudivorisme: une cure de « jouvence » pour le corps

Cette nouvelle tendance de consommation qu’est le crudivorisme fait beaucoup parler d’elle. Bien que toute personne dans ce monde soit
totalement unique et que, dès lors, chaque être humain appréciera ou non telle ou telle manière de s’alimenter, de nombreuses personnes plongent sans réfléchir dans cette mouvance qu’est le crudivorisme. Ce type de régime alimentaire a certes, ses bienfaits sur l’organisme mais il pousse aussi l’organisme à perdre ses repères. Voyons cela ensemble….

En effet, notre organisme est à ce jour habitué à une certaine cuisine qui inclut la cuisson des aliments que nous consommons au quotidien. Lorsque les premiers hommes ont découvert le feu, ils ont inclut à leur régime alimentaire des aliments cuits qui ont permis à leur cerveau de grossir et à une certaine intelligence de se développer. En effet, cela s’appelle tout simplement l’évolution et l’adaptation. Mais parallèlement, la cuisson des aliments nous a apporté une certaine industrialisation au fil des siècles qui nous a totalement perverti.

Que penser alors dans cette dualité où prendre sa place devient compliqué ?

 

Êtes-vous crudivore ou ne l’êtes-vous pas?

Notre ami le dictionnaire en ligne wikipédia nous informe la chose suivante: Le crudivorisme, appelé également l’alimentation vivante, est une pratique alimentaire qui consiste à se nourrir exclusivement d’aliments crus et souvent issus de l’agriculture biologique.

 

La première démarche serait de lire de nombreux livres sur le sujet afin de se faire une opinion  personnelle mais vous risquez de trouver des opinions différentes à chaque livre lu. En effet, chaque auteur possède sa propre vérité et dès lors, pouvoir en tirer une conclusion personnelle est assez difficile, voire impossible.

L’idéal serait alors de tester ce crudivorisme sur un court terme dans un premier temps afin de bénéficier des bienfaits de ce régime, à savoir : Une consommation d’aliments vivants qui conservent leurs vitamines et leurs minéraux à 100 % car nous le savons tous maintenant, la cuisson traditionnelle tue la majorité (voire la totalité) des nutriments qui se trouvent dans notre assiette. En consommant des fruits et des légumes crus, nous puisons le potentiel énergétique du végétal que nous mangeons et nous en tirons un bénéfice considérablement positif pour notre bien-être.

Point positif donc car le crudivorisme apporte des bienfaits très intéressants à notre organisme.

Parallèlement, les nombreuses personnes (les chaînes youtube sur le sujet ne manquent pas) ayant testés le crudivorisme sur le long terme peuvent témoigner des dégâts divers sur leur santé, à savoir :

  • Déminéralisation avec perte de cheveux et soucis dentaires
  • Frilosité car si l’on se réfère à la médicine traditionnelle chinoise, s’alimenter uniquement de cru refroidit l’organisme
  • Fatigue
  • Prise de poids ou perte de poids : notons que les fruits qui font partie de ce régime sont pour la plupart très sucrés naturellement et peuvent alors enclencher un processus de prise de poids.
  • Dépression
  • Et parfois même frigidité et impuissance

 

Dans mon optique de naturopathe, je recommande bien évidemment l’alimentation vivante mais uniquement sous forme de cure. Ce qui signifie que  notre corps a besoin, à certains moments de sa vie, de périodes de nettoyage pour supprimer un maximum les déchets de l’organisme. En adoptant un régime basé sur le crudivorisme pendant une période limitée, le corps retrouvera une certaine vitalité et un certain bien-être. Personnellement, je compare le crudivorisme au jeun qui sera alors vu comme une cure de « jouvence » pour le corps.

Bien évidemment, intégrer le crudivorisme à une hygiène de vie classique serait la solution idéale. Inclure l’alimentation vivante peut dès lors être vu et ressenti comme positif si elle est adaptée de manière consciente et non sectaire. Prenons l’exemple d’une personne qui inclura à son régime alimentaire un seul repas crudivore par jour, elle apportera les bienfaits de ce type d’alimentation tout en se protégeant des méfaits potentiels sur son organisme. Pour les autres plats de la journée, notre petit conseil serait aussi de choisir une cuisson à basse température

Aussi, ces moments spécifiques au crudivorisme seront préférés en été ou peut être aussi au printemps mais l’hiver n’est absolument pas une période adaptée à ce type d’alimentation froide et déminéralisante.

Ne pas tomber les excès semble être prioritaire en matière d’alimentation. En effet, il faut pouvoir varier les sources et les plaisirs.

Si vous souhaitez entamer une cure, n’hésitez pas à vous diriger vers un naturopathe qui pourra vous soutenir et répondre à toutes vos questions.

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L'auteur

Vanessa Colant

Vanessa Colant

Naturopathe, rédactrice et formatrice en santé naturelle, je travaille principalement sur l’harmonie, l’équilibre vital et la santé globale des femmes grâce à la nutrition, la phytothérapie, l'équilibre émotionnel et énergétique.
Investie à 100% dans mon métier, j'accompagne un maximum de personnes sur le chemin de la santé et du bien être.

5 Commentaires

  1. Laurence
    14/04/2017 à 11:30 — Répondre

    Erratum (décidément ! À bas l’autocorrection ! ) dans mon post ci-dessous:
    « Pour éviter la réaction d’hyperglycémie » (et non « d’hypoglycémie ». Celle-ci pourra effectivement avoir lieu, mais plus tard, c’est l’effet rebond, en réaction à l’hyperglycémie, très stressant pour l’organisme)
    Au final un régime crudivore santé n’est pas si sorcier : verdures et jeunes pousses, algues (de mer et spiruline), lactofermentations, fruits moyennement ou peu sucrés, légumes-fruits, qq légumes racines et avocats, qq oléagineux trempés et noix de coco, fibres et eau avec les fruits plus sucrés sans en abuser, herbes aromatiques, épices .
    Et de temps en temps un plat cuit pour la convivialité. ?
    Un peu d’eau pure faiblement minéralisée, du soleil (et de la vitamine D3 en hiver 40 UI/kg), de l’air, du repos un jour par semaine et la nuit, bouger, des relations saines et de l’amour, la foi.
    Santé garantie, ou presque car la vie est encore pleine de mystères à découvrir. Mais c’est une base sûre.
    Même en hiver ça marche, très bien même, à condition que les aliments ne soient pas glacés (sortis du frigo). Et pour se rassurer rien n’empêche de finir par une tisane chaude.

    • 19/04/2017 à 11:29 — Répondre

      Bonjour Laurence, merci pour ces informations précieuses.
      Belle journée

  2. Laurence
    14/04/2017 à 11:04 — Répondre

    Autre précision sur mon commentaire ci-dessous : « éviter trop de fruits excessivement sucrés » signifie que l’on peut, et doit, manger beaucoup de fruits, mais qu’il faut limiter ceux qui sont trop sucrés, surtout les fruits secs. Pour limiter la réaction d’hypoglycémie qu’ils entraînent il faut les manger après d’autres fruits moins sucrés, accompagnés de verdures dont les fibres ralentiront l’arrivée du sucre dans le sang. Si on les mange en smoothie n’en mettre qu’un seul, associé à 1 ou 2 autres fruits moins sucrés, et toujours à une belle poignées de verdures douces (feuilles de betteraves, blettes, céleri branche avec les feuilles, épinards, etc.) et mixer avec trois verres d’eau, puis le boire lentement (sur au moins 20 mn) en gardant chaque gorgée qq secondes en bouches (prédigestion des sucres par les enzymes salivaires).
    Fibres et eau, c’est la clef.
    Santé !

  3. Laurence
    14/04/2017 à 1:49 — Répondre

    En relisant je vois que la formulation n’est pas claire : les légumes lactofermentés sont recommandés. Pardon pour les fautes d’orthographe (correcteur automatique sur mon portable ! Par exemple : « ou (et non où) de découvrir ; verdures tendres ; quel que soit le mode de cuisson…)

  4. Laurence
    14/04/2017 à 1:43 — Répondre

    Bonjour. Pour une thèse de doctorat j’ai fait de nombreuses recherches scientifiques en nutrition. Il ressort clairement que l’alimentation cuite, ainsi que la consommation de produits animaux n’ont rien à voir avec la taille du cerveau humain ni avec son développement intellectuel (cf entre autres les articles du célèbre paleoanthropologue Pascal Pique).
    Des recherches sur des primates sauvages versus ceux élevés en zoo ont montré que la flore intestinale se modifie très vite dès que l’on change d’alimentation pour s’adapter à cette dernière (cf revue Nature) ce qui peut compenser les éventuels déficits enzymatiques dont l’adaptation génétique est plus lente (plusieurs generations). Le fait que l’on mange cuit depuis des milliers d’années n’est donc pas un obstacle à manger cru, d’autant plus que le cru est resté au menu des humains.
    Le fait qu’il faille faire des cures de « cru » pour detoxifier l’organisme est une preuve en soi que, malgré des milliers d’années d’alimentation cuite, cette dernière reste source d’encrassage.
    Pour qu’une alimentation totalement crudivore ne soit pas source de carences et des soucis que vous décrivez, elle doit être bien conduire : beaucoup de verdure tendres en tous genres, un peu de graines germées ou jeunes pousses, spiruline et algues de mer, éviter trop de fruits excessivement sucrés et les fruits secs, légumes lactofermentés, pas trop d’oleagineux, faire tremper ces derniers 12h… Impossible d’être carencé avec un tel régime, sûrement moins qu’avec la cuisson qui détruit la plupart des substances bio actives, quelque soit le mode de cuisson.
    2 bémols : y aller très progressivement si on a un intestin très inflammé
    Attention au dogmatisme, on vit en société, et personnellement j’apprécie de pouvoir manger avec mes amis les plats cuits qu’ils me proposent, où de découvrir une part de la culture d’un pays dans une paella, un tajine, un curry…

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