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Le curcuma, miraculeuse épice contre Alzheimer

Avec ses nombreux bienfaits scientifiquement prouvés par de multiples études, le curcuma est l’une des épices les plus polyvalentes pour la santé. Ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes sont bien connues du grand public et ne sont plus à démontrer. Le curcuma s’avère également antiviral, antifongique et antibactérien.

Une épice magique, en somme !

Mais la curcumine est également considérée, par bien des chercheurs, comme la molécule la plus prometteuse parmi toutes celles développées contre la maladie d’Alzheimer ! En Belgique, c’est plus de 9 % des personnes âgées de 65 ans et plus qui sont concernées par cette pathologie, et plus de 26 % des 85 ans et plus ! Chez nos voisins français, on dénombre environ 900 000 cas d’Alzheimer.

Étonnamment – ou pas, d’ailleurs – les statistiques démontrent que le taux de maladie d’Alzheimer dans certaines régions rurales indiennes est nettement plus faible que dans d’autres pays. Le nombre de cas est même dans les plus bas du monde ! Une étude menée à Singapour a également démontré que les personnes consommant du curry, dont le curcuma est l’un des composants, avaient de bien meilleurs résultats aux tests cognitifs.

Bien qu’elle ne soit pas appuyée par des données scientifiques, la consommation élevée de curcuma en Inde et dans d’autres régions asiatiques est l’une des raisons évoquées pour expliquer ce phénomène.

De nombreuses expériences effectuées par l’Université de Californie ont mis en évidence que le « safran du pauvre » détruit et prévient la formation des plaques de protéines bêta-amyloïdes responsables de la dégénérescence de certaines cellules cérébrales dans la maladie d’Alzheimer.

La curcumine contribue ainsi à prévenir la perte des synapses et le déficit cognitif causé par les protéines amyloïdes en agissant de plusieurs manières : en bloquant l’accumulation et l’agrégation des protéines amyloïdes, en corrigeant les dégâts causés par l’inflammation ou encore en bloquant la peroxydation des lipides qui accélère la disparition des connexions neuronales…

Il est donc tout à fait judicieux d’intégrer le curcuma à son régime, mais, malheureusement, manger une cuillerée de cette épice de temps à autre ne suffira pas à nous faire profiter pleinement de ses nombreuses vertus thérapeutiques.

Notre intestin a beaucoup de mal à absorber les molécules de curcumine, très facilement éliminées par notre métabolisme.

La pipérine que contient le poivre permet de décupler notre capacité à profiter des vertus du curcuma. Attention, cependant, car la pipérine a également tendance à augmenter l’absorption d’autres molécules, notamment celle des métaux lourds et des médicaments. Le duo curcumine-poivre est donc a utiliser avec prudence pour les personnes sous traitement médicamenteux.

Les compléments alimentaires, créés pour garantir une meilleure absorption de la curcumine par l’intestin, sont à privilégier pour profiter, au mieux, de ses nombreuses et miraculeuses vertus.


Màj 21/2/17 : Pour aller plus loin dans la lecture et répondre à certaines interrogations, nous vous dirigeons vers les articles des études des universités de l’Ohio et UCLA qui détaillent les effets de la curcumine sur le métabolisme et la prévention de la maladie d’Alzheimer.

http://alzheimer.neurology.ucla.edu/Curcumin.html

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3518252/

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L'auteur

Thyphanie Mouton

Thyphanie Mouton

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