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La spasmophilie: quelques conseils utiles!

spasmophilie photoElle survient sur un terrain prédisposé, toute la difficulté étant de l’appréhender et d’individualiser les démarches diagnostiques et thérapeutiques. La spasmophilie est une affection répandue, fort pénible pour les malades dans ses formes sévères, et trop souvent traitées par le mépris. Tout comme la fibromyalgie primitive et le syndrome de fatigue chronique avec lesquels elle chevauche parfois, elle se manifeste par des troubles fonctionnels contrastant avec un examen clinique normal. Il y a une nette prédominance féminine. La spasmophilie se caractérise par des troubles fonctionnels (c’est-à-dire réversibles), spasmodiques neuromusculaires et viscéraux, très variés, générés par l’angoisse et amplifiant celle-ci. Elle semble sans cause ni logique. La maladie surviendrait chez des sujets déstabilisés et prédisposés génétiquement ; les symptômes seraient révélés par une agression (psychoaffective et/ou physique) déclenchant des perturbations métaboliques intimes affectant les échanges entre cellules. Ces troubles sont dus beaucoup plus à une dysharmonie des échanges cellulaires qu’à de véritables atteintes organiques. En général, les bilans pratiqués reviennent le plus souvent négatifs. Ce caractère non objectivable des troubles aggrave l’angoisse du spasmophile qui se sent incompris de son entourage.

Actuellement, une hypothèse de plus en plus plausible et répandue concernant l’apparition de la spasmophilie est que cette dernière aurait une origine énergétique environnementale ou géobiologique.

Polyfactorielle, cette affection résulterait donc de facteurs génétiques et de facteurs environnementaux cumulés, combinés sans doute à des carences minérales (magnésium, potassium, silicium…), et, aussi à un encrassage progressif des cellules par des déchets venus entre autres de l’intestin.

Généralement, on conseille de fortes doses de magnésium, de l’ordre de 500 à 1000 mg par jour, donné sous forme de chlorure ou d’orotate particulièrement bien absorbés au niveau digestif et intestinal.

La consommation de riz trois fois par semaine semble excellente, car le riz est très riche en silicium. Ce minéral a la réputation de faciliter l’entrée du magnésium dans les cellules. Dans ce problème, il ne faut négliger aucun apport minéral ou vitaminique (surtout A, C et E) et en oligo-élément. Toutes ses mesures, accompagnées d’un régime visant à réduire l’acidité tissulaire, semblent déjà à elles seules réduire la fréquence et l’intensité des crises.

Ces mesures visent à activer le fonctionnement des enzymes déficientes, alors qu’un régime pauvre en toxines et en aliments acidifiants a pour but d’enrayer le flux de déchets intestinaux, donc de diminuer le travail que doivent effectuer les enzymes. Cette thérapeutique a obtenu un franc succès chez certains malades et a échoué chez d’autres. Ceci suggère que la spasmophilie englobe en réalité plusieurs affections dans lesquelles les déficits en enzymes et en minéraux sont variables.

 

Conseils

Le traitement adapté et personnalisé doit s’accompagner d’une réforme alimentaire indispensable à la correction du processus spasmodique qui pérennise la maladie. Cela implique les systèmes sympathiques et parasympathiques, composantes complémentaires et antagonistes du système nerveux involontaire régulant toutes les fonctions de l’organisme. C’est à ce niveau qu’agissent les thérapeutiques réactionnelles énergétiques : acupuncture, homéopathie, sympathicothérapie.

Cette réforme alimentaire fondamentale maintiendra l’intégrité des membranes cellulaires grâce à l’apport d’acides gras insaturés et de lécithines. D’autre part, une acidose du milieu intérieur favorise l’excitabilité neuromusculaire et les spasmes, il faut donc opter pour une consommation maximale d’aliments basifiants.

Le spasmophile particulièrement avisé limitera ainsi la production de radicaux libres et luttera contre l’excès de déchets acides.

Il peut être judicieux de pratiquer régulièrement des cures de compléments alimentaires à but alcalinisant. Une supplémentation en oligo-éléments et vitamines variés, régulateurs des réactions enzymatiques, est également utile, certaines associations étant particulièrement indiquées dans la correction du terrain spasmophile.

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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