Défenses naturelles

Les bienfaits du gingembre

Si bon nombre d’entre vous connaît très certainement le gingembre d’aspect et de nom, beaucoup ignorent sans doute que cette épice devrait être en permanence à portée de main dans la cuisine tant ces propriétés médicinales sont nombreuses. On en compte une bonne quarantaine.

 

Les usages thérapeutiques du gingembre sont connus depuis au moins 2000 ans sur toute la planète et dans les cultures du monde entier. Cette plante est d’origine asiatique mais elle est aussi répandue en Inde, au Moyen-Orient, en Afrique et dans les Caraïbes comme en Europe et aux États-Unis.

Cette racine à la peau fine et brunâtre, et à la chair intérieure ferme, jaune et parfumée, se conserve très bien et longtemps au réfrigérateur.

La partie de la plante la plus couramment utilisée est le rhizome c’est-à-dire la racine qui pousse sous terre. Ce rhizome est excessivement riche en antioxydants dont vous ignorez certainement les noms (ingérol, shogaol, zingerone). Il est également entre autres puissant antibactérien à large spectre, antiviral et antiparasitaires.

Ses propriétés anti-inflammatoires lui permettent de rivaliser avec les molécules chimiques des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en soulageant efficacement de nombreuses et fortes douleurs. Ceci a été prouvé de nombreuses fois par de multiples études.

En 2013, une étude a permis de constater que des athlètes féminins pouvaient éviter la prise d’ibuprofène pour soulager les douleurs menstruelles et les crampes en prenant quotidiennement 3 grammes de gingembre ou de cannelle par jour.

gingembre

La portée antidouleur du gingembre semble être assez vaste puisqu’il agit tant en chronique qu’en aigu et couvre les douleurs musculaires et articulaires aussi bien que les migraines.

Une autre étude récente présentée à la Conférence internationale de l’American Thoracic Society a révélé que coupler le gingembre à l’isoprotérénol (un médicament bêta-agoniste contre l’asthme) améliore ses effets bronchodilatateurs. Comme le gingembre améliore la bronchodilatation, il constitue un alternative intéressante et dépourvue d’effets secondaires pour les personnes qui souhaitent éviter la prise de produits chimique pour leur problèmes d’asthme.

Le « British Journal of nutrition » mentionnait récemment les résultats d’une recherche effectuée in vitro qui a mis en évidence l’efficacité du gingembre sur des cellules cancéreuses. Ce qui permet d’entrevoir une efficacité in vivo pour le traitement du cancer de la prostate par exemple. D’autant plus que d’autres recherches ont démontré son activité antitumorale qui pourrait aider à vaincre des cancers difficiles tels que ceux du poumon, de l’ovaire, du côlon, du sein, de la peau ou du pancréas.

En accompagnement de traitements chimiques tels que la chimiothérapie, le gingembre a démontré qu’il pouvait en atténuer les effets toxiques. Un effet de protection a également été remarqué vis-à-vis des pollutions environnementales telles que celles des parabens.

Une chose est certaine, qu’il s’agisse de maladies dégénératives ou inflammatoires chroniques comme le diabète, le gingembre sera utile à la fois de manière préventive et curative. En ce qui concerne le diabète, il semble agir sur la libération et l’action de l’insuline, mais aussi l’ensemble du métabolisme des glucides et des lipides.

Après une consommation de 3 grammes de poudre de gingembre sec pendant 30 jours, des diabétiques ont montré (analyse à l’appui) une réduction significative de la glycémie, des triglycérides et du cholestérol total.

Le gingembre aurait également un effet protecteur vis-à-vis des complications du diabète. Il offrirait une protection du foie, des reins, du système nerveux central et des yeux aux personnes diabétiques.

Cette épice est également précieuse en cas de troubles digestifs de tous ordres. Il agit aussi bien sur le mal des transports, sur les nausées et les vomissements chez les femmes enceintes que sur les troubles digestifs de manière générale.

gingembre

Une supplémentation quotidienne réduit la sévérité de nausées provoquées par la chimiothérapie.

Ce rhizome possède aussi des vertus antispasmodiques. Il permet de réguler les sécrétions d’acide au niveau de l’estomac et apporte un soulagement en cas d’hyperacidité et d’aigreur. Utile pour le long du tractus intestinal, il est actif sur l’Helicobacter pylori et permet donc de prévenir les ulcères, tout en protégeant les muqueuses digestives.

Puisque le gingembre est un tonique et un stimulant du métabolisme, en augmentant la thermogenèse du corps, il permet de brûler les graisses stockées en les utilisant pour créer de la chaleur. La consommation d’ingrédients thermogéniques comme le gingembre permet d’augmenter le métabolisme basal global de près de 5 % et la combustion des graisses jusqu’à 16 %. Ce qui a pour conséquence de réduire le stockage des graisses.

 

Voici en vrac quelques autres effets bénéfiques de cette fabuleuse épice :

  • Amélioration de la fonction cognitive et réduction des pertes de mémoire,
  • Protection contre certains virus de la sphère respiratoire,
  • Amélioration de la digestion et de l’absorption des graisses,
  • Contribution à la prévention des attaques cardiaques,
  • Prévenir et traitement des maladies du foie tel que la stéatose non alcoolique,
  • Prévention et soins des  infections bactériennes et fongiques résistantes aux médicaments, mais aussi vis-à-vis des diarrhées d’origine bactérienne,
  • Protection de l’ADN vis-à-vis des rayonnements dangereux.

Vous pourrez personnaliser l’utilisation de cette épice : extraits secs, racine fraîche, tisane ou de décoction, tout est bon pour profiter des bénéfices de cette plante.

L’infusion de quelques centimètres de cette racine dans de l’eau chaude vous réchauffera en hiver. Cette même infusion plaçait au réfrigérateur et ajoutée à de la menthe fraîche ou à du jus de citron fera votre bonheur en été en vous rafraîchissant. Coupé en tranches fines, râpé ou haché, ajouté à vos plats cuisinés, à vos salades ou à vos potages, le gingembre peut être mis à toutes les sauces.

Mettez votre créativité au service de votre santé !

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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