L’excès de sucre, le pire ennemi de l’hypertension

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On nous présente souvent le sel comme l’ennemi absolu des problèmes d’hypertension. Or, dans le journal « À cœur ouvert », des chercheurs américains expliquent que le sucre dans l’alimentation constituerait un facteur de risque encore nettement supérieur dans ce type de problème de santé.
Plusieurs études animales et humaines démontrent que l’excès de sucre et particulièrement l’apport de fructose provoque une augmentation de la tension artérielle et du rythme cardiaque. Lorsque la tension sanguine et le rythme cardiaque s’élèvent, le muscle cardiaque demande un apport d’oxygène nettement plus conséquent. Ce phénomène contribue à augmenter le terrain inflammatoire et la résistance à l’insuline, deux éléments qui favorisent d’autres dysfonctionnements métaboliques.

mix de sucres

Lorsqu’une personne présente des problèmes d’hypertension, on lui conseille généralement de réduire les aliments de type industriels et transformés ainsi que les quantités de sel et de graisses. Si ces mesures n’ont que peu d’effet, c’est que personne ne pense à diminuer simultanément les apports de sucre raffiné et d’hydrates de carbone. En 2010, une étude avait pourtant déjà clairement démontré qu’un régime élevé en fructose pouvait provoquer une augmentation de la tension de 7 à 5 mmHg, alors que le sel n’entraînait qu’une augmentation que de 4 à 2 mmHg.

Quel rôle joue le sucre dans le phénomène d’hypertension ?

Premièrement, le fructose augmente le taux d’acide urique dans le corps. L’acide urique qui favorise outre l’acidose, intervient dans les échanges gazeux, échanges qui s’effectuent au cœur des vaisseaux et qui ont leur importance quant à l’intégrité de leurs parois. Ces échanges génèrent entre autres de l’oxyde nitrique, une molécule aux effets bénéfiques pour les vaisseaux et qui régule en partie l’hypertension. Les effets bénéfiques de l’oxyde nitrique sont en grande partie inhibés en présence d’acide urique.
Les chercheurs ont également constaté qu’il existe un parallèle entre l’hypertension et les excès d’insuline et de leptine. Ces deux enzymes jouent un rôle essentiel dans les mécanismes de régulation de l’appétit et dans les réponses métaboliques du corps lors d’apports de sucres. Un déséquilibre de ces sécrétions enzymatiques peut générer une insulino-résistance et/ou une leptino-résistance qui perturbe inévitablement tout le métabolisme des sucres et dont les conséquences à long terme pourront déboucher sur un diabète de type 2.
Le Dr Rosedale explique que lorsque les cellules développent une résistance à l’insuline, il se développe en parallèle une résistance au stockage du magnésium. C’est ainsi que l’on retrouvera des taux excessifs de magnésium dans les urines.

Tout le monde s’accorde sur le fait qu’une carence en magnésium entraîne stress, tension, mauvais sommeil, etc. De manière plus précise, un manque de magnésium entrave le relâchement musculaire des muscles striés, mais également celui des muscles lisses qui font partie intégrante des épithéliums des vaisseaux. Ainsi, la détente des parois vasculaires est difficile, voire impossible, ce qui occasionne une tension permanente et donc le phénomène d’hypertension.
En éliminant les sucres et les apports excédentaires de fructose, on diminue les principaux facteurs de risque que constitue l’excès d’insuline, de leptine et d’acide urique, ainsi que les éventuelles carences en magnésium.

Quelle quantité de sucre tolérer afin de conserver la santé ?

Si vous ne présentez pas de problème particulier de santé, un nutritionniste censé vous conseillera de ne pas dépasser 25 grammes de sucre par jour, fructose des fruits compris. Par contre, si vous souffrez d’insulino-résistance, d’excès de poids, de diabète, de maladies cardiaques ou encore de troubles inflammatoires chroniques, il vaut mieux éviter de dépasser les 15 grammes de sucre par jour.
Pour réguler votre hypertension ou votre glycémie, pensez à consommer de puissants antioxydants naturels. Vous en trouverez entre autres dans les fruits colorés orangés, mais surtout dans les fruits des bois tels que le cassis ou la myrtille. En absorber une tasse par jour apporte très peu de sucre, mais de grands bénéfices du point de vue de la glycémie, de la circulation sanguine et de la tension artérielle.

A propos de l'auteur

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux). Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE ! Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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