Défenses naturelles

L’impact de l’eau sur la santé et l’environnement

Cela peut sembler choquant, mais d’après certaines informations d’ici 2030, 2/3 de la population mondiale n’aura plus accès à l’eau potable. L’eau potable deviendra-t-elle le bien le plus précieux et le plus rare dans quelques années ? Plus cher que le gaz, que le pétrole ou que l’or ?

Ce bien, essentiel à la vie, emprisonné et mis en bouteille, constitue une nouvelle forme de privatisation, de lobbying, de domination et sans doute le prochain empire financier.

Dans certaines régions de la planète, les changements climatiques et les sécheresses ont réduit l’approvisionnement et l’accès à l’eau potable de certaines populations locales alors que certaines multinationales comme Pepsi continuent leurs mises en bouteilles au rythme de 1.515.100 litres quotidiens.

Ne serait-il pas normal que l’approvisionnement en eau soit réservé aux communautés locales ?

Beaucoup de personnes boivent de l’eau en bouteille sous prétexte qu’elle est plus saine que l’eau du robinet. Malheureusement, beaucoup d’eaux en bouteille sont simplement des eaux du robinet traitées et mises en bouteille, à la différence majeure que leurs prix au litre est beaucoup plus élevé, parfois jusqu’à 2000 fois supérieures.

Sachez que l’eau du réseau doit répondre à des normes de pureté beaucoup plus strictes que celles des eaux en bouteille. Ainsi, une étude indépendante a décelé 38 contaminants, et une moyenne de 8 produits chimiques, dans chacune des 10 marques d’eau examinées. Parmi les contaminants, notons la caféine, le tylénol, sous-produits de désinfection (DBPs), des nitrates, de l’arsenic et diverses bactéries.

De plus, le plastique n’étant pas une substance inerte comme le verre, il diffuse des produits chimiques comme le bisphénol A (BPA) et les phtalates, qui même en quantité infime sont générateurs de déséquilibres hormonaux. On sait maintenant que ces produits chimiques sont d’autant plus nocifs que la bouteille a été exposée à la chaleur et que l’eau a été recyclée. Les scientifiques ont constaté que ces substances chimiques pouvaient endommager le fonctionnement du cerveau (hyperactivité, agressivité…), favoriser l’obésité, affaiblir le système immunitaire et permettre le développement de cellules cancéreuses, perturber développement des organes sexuels durant la puberté, leurs fonctionnements et leurs tailles à l’âge adulte, ainsi que les cycles reproducteurs et la production de sperme.

Conclusion, vous payez pour acheter quelque chose de beaucoup plus mauvais que l’eau qui sort de votre robinet, ce qui est d’autant plus révoltant qu’on connaît l’impact nocif de ces produits chimiques sur la santé et celui des bouteilles en plastique sur l’environnement et la planète. L’industrie mondiale de l’eau en bouteille contribue à une pollution environnementale extrêmement importante nécessitant des millions de barils de pétrole pour la fabrication des bouteilles et générant annuellement environ 1,5 million de tonnes de déchets plastiques qui libèrent à leur tour des composés toxiques tels que le nickel, l’éthylbenzène, l’oxyde d’éthylène et le benzène dans la nature et surtout dans les océans.

Vous semble-t-il normal qu’un élément naturel et omniprésent comme l’eau soit contrôlé par des entreprises commerciales et devienne une marchandise à caractère lucratif alors que boire et s’hydrater semblent être un droit humain des plus élémentaires ?

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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