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Manger « cru », vraiment indispensable ?

De très nombreux chercheurs et nutritionnistes s’accordent aujourd’hui pour affirmer que les principaux problèmes de santé des populations actuelles sont liés à l’alimentation. La destruction par la cuisson des enzymes présentes dans les aliments crus apparaît comme un facteur clé de l’accroissement des allergies et des maladies dégénératives chroniques observé aujourd’hui. En effet, ces enzymes s’avèrent indispensables à la digestion.

Rappelons qu’une enzyme est une molécule protéique qui augmente la vitesse d’une réaction chimique. Elle constitue une réelle « main d’œuvre » au cœur des organismes vivants. Elles s’affairent à assembler ou à séparer des éléments. Elles initient, accélèrent, ralentissent ou interrompent des processus biochimiques de manière très ciblée puisque chacune d’entre elles est spécifique à un seul substrat. Elles ne peuvent agir que sur le substrat qui leur correspond parfaitement.

 

Le phénomène de leucocytose digestive avait déjà été observé chez des patients dès 1843, il était considéré comme normal jusque dans les années 30. Ce phénomène consiste en une augmentation spectaculaire du nombre et du niveau d’activité des globules blancs (leucocytes) dans le sang suite à un stimulus. Ce phénomène est tout à fait normal lorsqu’il y a agression de l’organisme par un agent extérieur. Ce même phénomène est observé lors de l’ingestion d’aliments cuits non digérés lorsqu’ils traversent la paroi intestinale. C’est le Dr Kautchakoff qui a noté qu’il n’y avait pas d’augmentation du nombre ni de l’activité des leucocytes chez des sujets consommant exclusivement des aliments crus. La raison est simple : les aliments crus contiennent des enzymes alimentaires qui permettent une digestion complète. [bctt tweet= »Les aliments crus contiennent des enzymes alimentaires qui permettent une digestion complète. » username= »Santenu »]Il n’y a donc aucun résidu alimentaire capable de passer la barrière intestinale et donc pas de leucocytose digestive. C’est ce que confirmera entre autres le Dr Edward Howell de Chicago qui a découvert que chauffer des aliments jusqu’à 118 °C pendant plus de 15 minutes détruisait toutes les enzymes.

viande, crue, carpaccio

Consommer énormément et longtemps des aliments cuits aboutit petit à petit à un épuisement du système immunitaire et de la production d’enzymes par d’autres organes importants. Lorsque la production d’enzymes de l’estomac devient insuffisante, les aliments passent dans le duodénum, la partie supérieure de l’intestin grêle. Ce sont alors les enzymes pancréatiques qui prendront le relais afin de digérer les aliments. Ce qui n’est pas son rôle premier puisque c’est l’estomac qui devrait effectuer le gros du travail de digestion. Le pancréas ne devrait agir qu’après coup sur bol alimentaire déjà digéré.

 

Lorsque durant toute une vie, le fardeau digestif est octroyé aux organes dont ce n’est pas le rôle principal, ces derniers s’affaiblissent et finissent par succomber à la « maladie ». C’est ce qu’a mis en évidence le Dr Howell qui depuis le début des années 1940 à consacrer sa vie à collecter des observations cliniques à travers le monde entier au sujet de ce phénomène.

 

En conclusion, la digestion principale doit s’effectuer dans l’estomac, grâce à la richesse enzymatique des aliments eux-mêmes. Le Dr Howell reste célèbre pour sa déclaration :

« II ne pourrait y avoir de vie sans enzymes ».

Il va jusqu’à affirmer que la longévité est inversement proportionnelle à la quantité d’enzymes épuisées par la digestion d’aliments cuits ou de mauvaises associations alimentaires au cours d’une vie. Pour pallier cette raréfaction des enzymes digestives, il fut le premier à créer une unité de production d’enzymes végétales.

 

Comment savoir si vous manquez d’enzymes ?

Le bilan enzymatique est assez difficile à effectuer, car cela peut aller du simple fait de mal digérer les graisses, les fruits, les protéines, les céréales, en passant par les réactions d’intolérances ou d’allergies alimentaires ou d’autres types. Le manque d’enzymes peut également se manifester par des prises de poids inexpliqués, des envies indomptables de certains aliments, du diabète, de l’anxiété, un mauvais sommeil, des troubles de l’attention, etc. Un bon conseil : intégrer un maximum d’aliments crus dans vos menus !

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

1 Commentaire

  1. […] nos repas ont considérablement augmentées. Alors que nos ancêtres mangeaient principalement des aliments crus, nous sommes aujourd’hui dans une ère qui prône l’excès de cuisson avec des températures […]

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