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Sauver sa peau grâce aux cosmétiques de qualité

Le système marketing et les publicitaires sont très conscients de l’impact qu’ont les promesses alléchantes d’éternelle jeunesse, les arômes enivrants et les jolis emballages offerts quotidiennement par les produits cosmétiques.

Petit à petit la population prend conscience de la nuisance des produits chimiques dans l’alimentation et de l’importance de la transparence des étiquettes. Mais qu’en est-il des produits cosmétiques que l’on applique sur la peau et les cheveux ?

 

Quelles conséquences réelles ces produits peuvent-ils avoir sur nos corps et sur notre santé ?

De plus en plus, les chercheurs avancent et démontrent que les ingrédients des produits de soins peuvent provoquer des dégâts au niveau de  cheveux et de la peau, mais également au niveau du système immunitaire, des yeux et peuvent même engendrer des dégénérescences beaucoup plus graves.

 

Voici un petit aperçu des produits cosmétiques industriels ou de grandes surfaces vis-à-vis desquels il faut être vigilant :

• Les produits de maquillage pour les yeux qui sont appliqués de manière très proche des muqueuses et qui peuvent être absorbés par la peau très sensible en ces endroits.

• Les laques pour les cheveux, les parfums et les poudres pour le visage qui sont volatiles et donc souvent inhalés, mais qui sont de toute manière irritants pour les voies respiratoires.

• Les rouges à lèvres qui sont léchés et avalés en permanence, de même que les dentifrices.

• Les crèmes et lotions pour le visage, le corps et solaires, de même que les shampooings, après-shampooings et autres lotions capillaires qui contiennent tous des substances toxiques et nuisibles qui sont absorbées par la peau.

• N’oublions pas les détergents domestiques ou les produits de lessives, qui même utilisés en petites quantités, sont en contact permanent avec la peau par l’intermédiaire de nos vêtements.

 

Des études menées sur de longues durées et sur de larges éventails de population estiment à plus de 10.000 les ingrédients différents présents dans les produits de soins. Elles concluent qu’un adulte moyen utilise quotidiennement neuf produits de soins personnels, ceux-ci contiennent une moyenne de 126 produits chimiques différents. L’utilisation moyenne des femmes peut même s’élever à 15 produits cosmétiques par jour.

Sachez dès à présent que ce que vous appliquez sur votre peau peut être plus dangereux que ce que vous mangez. En effet, lorsque nous mangeons, les enzymes de la salive et de l’estomac visent déjà à neutraliser ou à évacuer certaines substances nocives. Par contre, lorsque l’on applique des produits chimiques sur la peau, ils sont directement absorbés et entrent dans la circulation sanguine, sans filtrage, rejoignant rapidement des organes précieux.

Ces produits chimiques tendent à s’accumuler au fil du temps parce que le corps ne dispose généralement pas des enzymes nécessaires pour les neutraliser ou les évacuer. Malgré l’abondance des produits chimiques, environ 70.000 couramment utilisés à travers le monde, et la nocivité (risque de cancer d’un produit sur 5) des substances chimiques utilisées dans les produits cosmétiques, les autorités sanitaires n’entrevoient pas l’utilité de tests obligatoires avant leur mise en vente.

L’Organisation des Nations Unies pour l’environnement estime que près de 1.000 nouvelles substances chimiques sont introduites chaque année dans les produits cosmétiques, dont certains organismes indépendants estiment à près de 90 % la proportion des produits toxiques.

 

Pourquoi plus de vigilance par rapport à votre peau ?

Notre peau représente beaucoup plus que la simple limite de notre corps physique, elle est aussi le plus grand organe du corps dont elle assure de très nombreuses fonctions essentielles.

1. Elle protège vos organes internes des blessures et constitue la première et la plus importante défense contre les infections.

2. Elle aide à éliminer les déchets grâce à la transpiration.

3. Elle participe au système immunitaire en constituant une barrière protectrice contre les virus et les mauvaises bactéries, empêchant la pénétration des facteurs infectieux.

4. Elle est recouverte d’une flore constituée de « bonnes » bactéries. Cette flore cutanée en bon état constitue une barrière immunitaire efficace.

5. La peau joue également un rôle thermorégulateur afin de maintenir une température corporelle optimale quelle que soit les conditions environnementales.

6. La peau est aussi responsable du maintien de l’équilibre hydrique, équilibre délicat et indispensable au maintien de la santé.

7. Elle permet d’approvisionner le corps en vitamine D, cette vitamine D que l’on considère de plus en plus comme essentielle à la santé.

8. Très riche en récepteurs, elle envoie les informations sensorielles et proprioceptives (chaud/froid, pression, douleur) au cerveau afin de permettre au corps de réagir et de s’adapter aux conditions éventuellement dangereuses qui nous entourent.

 

Ainsi, bien plus que nous le pensons, notre peau est essentielle à notre santé.

Et comme un choix d’aliments sains et dépourvus de toxiques nous permet d’optimiser ou de conserver notre bonne santé, il s’avère vital de faire preuve de discernement dans le choix des produits dont nous nous enduisons ou qui entrent en contact avec notre peau.

Choisissez vos cosmétiques « naturels » en toute connaissance

Actuellement, il n’existe aucun règlement sur les produits de beauté et la pose d’une étiquette reprenant le mot « naturel » et qui informerait le consommateur qu’il s’agit d’un produit de qualité, n’est pas du tout une garantie puisqu’il ne s’agit nullement d’un label ou d’un contrôle de qualité.

D’après certaines associations de consommateurs « bio », le mot «biologique» n’est pas correctement utilisé dans les produits de soins corporels comme il l’est dans les produits alimentaires.

En effet, certains « produits de beauté bio » ne contiennent qu’un très faible pourcentage d’ingrédients d’origine biologiques et certaines marques utilisent des ingrédients simplement dérivés de sources naturelles qui sont complètement transformés et qui finalement contiennent énormément de composés synthétiques et pétrochimiques.

 

Alors, comment s’y retrouver dans ce flou artistique des étiquettes des produits cosmétiques ? Et comment être certain de la véracité des informations qui y figurent ?

 

Concentrons-nous tout d’abord sur un composé appelé « lauryl sulfate de sodium » (LSS), « laureth sulfate de sodium» (LESS) ou « laurel sulfate d’ammonium » (LSA), un produit chimique très communément utilisé dans l’industrie cosmétique.

Il s’agit d’un agent tensioactif, détergent et émulsifiant utilisé dans des milliers de produits cosmétiques, ainsi que dans les nettoyants industriels. Il est présent dans presque tous les shampooings, les traitements du cuir chevelu, les colorations ou les agents de blanchiment pour les cheveux, les dentifrices, les savons liquides (pour le corps et pour les mains), les démaquillants, les produits de lessive liquides ainsi que dans les huiles et les sels de bain.

Bien que le lauryl sulfate de sodium provienne au départ de la noix de coco, le produit fini inclus dans les produits cosmétiques est bel et bien chimique et n’a plus rien de naturel.

En effet, le processus de fabrication du LSS consiste en une éthoxylation et se traduit par une contamination de cet agent par une molécule de dioxane 1,4, pour former un sel, sous-produit cancérogène. Tous les dérivés du lauryl sulfate de sodium, cet émulsifiant utilisé pour rendre les produits moussants, sont estimés à risque plus ou moins « modéré ».

Des études plus approfondies sur ces substances ont mis en évidence certains effets plus ou moins nocifs qu’elles occasionnaient, à savoir irritation de la peau et des yeux, neurotoxicité, perturbation endocrinienne et répercussion sur la reproduction, toxicité organique, biochimique ou cellulaire avec mutations possibles vers un état cancéreux.

Il est évident que les recherches animales sont effectuées par ingestion ou dépôt (dans les yeux) du produit seul, pur et non mélangé ou dilué comme il l’est dans les produits cosmétiques. Toute substance, même naturelle, comme des huiles essentielles par exemple, utilisée pure et de cette manière peut occasionner de dommages. Il ne s’agit évidemment pas là d’un usage « normal » de ce type de produits.

Un fait est certain, c’est qu’un nombre d’études réalisées sur des humains volontaires et utilisant quotidiennement du LSS en bain de bouche ou sur la peau fait état d’atteinte ou d’irritation de la muqueuse buccale et de la peau. Les chercheurs ont constaté une desquamation, des sensations de brûlure et une augmentation des aphtes de la muqueuse buccale. Des dermatologues ont fait état d’irritation de la peau qui persiste pendant 3 semaines, de même que de l’appauvrissement de la flore cutanée et d’une perturbation du taux d’humidité de la peau. L’ingestion accidentelle de produit pouvait même conduire à des nausées et à des diarrhées dans certains cas.

Veillez donc à ne pas avaler une partie de votre dentifrice s’il contient des substances de type LSS.

L’endommagement de l’ADN cellulaire ou les effets cancérigènes sont plus difficilement mesurables en raison de la rareté des études scientifiques. Mais ce qui est certain, c’est que l’oxyde d’éthylène présent dans le « laureth sulfate de sodium» (LESS) présente des « risques élevés », et que le dioxane 1,4, un sous-produit de l’oxyde d’éthylène, est décrit par certains spécialistes comme étant «probablement cancérogène pour l’homme », toxique pour le cerveau et le système nerveux central, les reins et le foie. Il est également contaminant pour les eaux souterraines.

Est-ce afin de ne pas prendre parti ou de ne pas affoler la population que les organismes publiant les résultats ces études s’abritent derrière des phrases du type : « Ces substances présentent des risques réels pour la santé. Ces deniers varient en fonction du niveau d’exposition et de la sensibilité individuelle à cette substance. »

Conclusion, l’homme joue encore les apprentis sorciers par rapport au manque de recul et aux conséquences à long terme que pourrait provoquer l’usage répétitif et cumulatif de ce genre de substances chimiques pour les générations à venir.

Quoi qu’il en soit, si  vous souhaitez éviter le dioxane 1,4 et l’oxyde d’éthylène, n’utilisez pas de produits contenant des dérivés du processus d’éthoxylation, c’est-à-dire tous ceux qui présentent dans leur liste d’ingrédients les suffixes suivants : « myreth », « oleth », « laureth », « ceteareth », tout autre « ETH », « PEG », « polyéthylène glycol », « polyoxyéthylène » ou « oxynol ».

Au vu de ce foisonnement des composants chimiques, la seule certitude est que la biochimie est très complexe et qu’on ne sait pas estimer réellement les conséquences à long terme des « cocktails chimiques » contenus dans les divers produits cosmétiques. En effet, on peut éventuellement tester et évaluer les risques ou la sécurité des ingrédients pris chacun séparément, mais lorsqu’ils entrent en contact les uns avec les autres, on assiste au développement de nouvelles liaisons moléculaires aléatoires qui donnent naissance à d’autres nouveaux produits chimiques imprévus et dont les effets à long terme sont bien souvent inconnus et à coup sûr sous-estimés.

On sait que certains de ces produits chimiques involontaires appartiennent à la famille des nitrosamines.

 

Comment évaluer la toxicité des produits de soins ?

Nous avions déjà mentionné que l’utilisation moyenne des femmes peut s’élever à 15 produits cosmétiques par jour. Pour votre information, on peut rajouter que sur cette base quotidienne, on estime l’absorption corporelle annuelle de produits chimiques et de toxines à près de 5 kilos.

En apparence, l’utilisation quotidienne de produits comme le shampoing, le dentifrice, le gel douche ou encore les crèmes de jour ou les laits corporels, vous semble sans doute peu importante, alors qu’elle vous expose directement par le biais de la peau à des milliers de produits chimiques qui restent logés pendant des années au sein de votre organisme. Cette charge toxique s’accumulant au fil du temps peut devenir un réel facteur contribuant à des problèmes de santé plus ou moins importants, voire même à des maladies graves. Ces risques seront bien évidemment accrus si vous ne veillez pas à votre hygiène alimentaire et de vie de manière générale.

Les médecins constatent que des maladies comme la fibromyalgie, la thyroïdite ou la sclérose en plaques sont beaucoup plus fréquentes chez les femmes. Et malgré le fait qu’il est très difficile d’établir un lien direct entre ces expositions quotidiennes aux produits chimiques des cosmétiques et les problèmes de santé éprouvés par les femmes, on ne peut s’empêcher d’envisager de faire le lien entre ces deux facteurs.

Si notre conscience est en éveil, on ne peut également s’empêcher de penser aux conséquences de ces multitudes de produits chimiques sur les futures générations. Il faut savoir qu’actuellement de nombreuses études effectuées sur des animaux au sujet des toxiques démontrent que certaines manifestations apparaissent après deux, voire trois générations. Il est évident qu’il peut en être de même pour la race humaine.

Voici quelques suggestions et astuces afin de vous guider dans vos choix de produits cosmétiques et d’éviter au maximum les produits chimiques nocifs :

• Tout d’abord pensez-vous avoir réellement besoin d’autant de produits pour démarrer votre journée ? Il y a certainement moyen de vous simplifier-vous la vie et par la même occasion, de soulager votre portefeuille.

• Ensuite, recherchez les labels « BIO » ou « Produits organiques véritables ».

• Si la liste des ingrédients contient des noms imprononçables, ce n’est déjà pas bon signe…

• Demandez-vous si mangeriez ce qui est mentionné dans cette liste ?

• Choisissez les produits sans parfum. Sachez qu’une « fragrance artificielle » peut à elle seule contenir des centaines, voire des milliers, de produits chimiques, et les parfums sont à l’origine de nombreuses réactions allergiques.

• Faites attention à l’ordre dans lequel sont énoncés les ingrédients. En effet, les fabricants sont tenus d’énumérer les ingrédients par ordre décroissant et proportionnel aux quantités de produits utilisés. Cela signifie donc que les premiers ingrédients cités sont les plus importants dans cette préparation.

• Achetez des produits contenus dans des bouteilles en verre plutôt qu’en plastique, vous éviterez ainsi certains produits chimiques qui peuvent émaner des matières plastiques elles-mêmes, notamment le bisphénol A qui pose également de sérieux problèmes sanitaires.

• Si vous optez pour un flacon en plastique, veillez à ce qu’il porte la mention « sans BPA ».

• Buvez quotidiennement beaucoup d’eau purifiée afin d’aider votre corps à éliminer les toxines.

• Mangez beaucoup de légumes et de fruits de qualité biologique et particulièrement ceux aux couleurs vives qui vous aideront à conserver un corps sain et fonctionnel grâce aux antioxydants et autres nombreux nutriments et minéraux qu’ils contiennent.

• Si vous êtes réellement soucieux du respect et de l’avenir de la race humaine et de sa belle planète terre, vous pouvez poursuivre votre effort jusqu’à rechercher des produits fabriqués en commerce équitable ou par des sociétés à philosophie écologique ou œuvrant pour le bien-être de la terre, des animaux et poursuivant des objectifs écologiques. Vous pouvez également éviter les produits ayant fait l’objet d’expérimentation animale.

En conclusion, la meilleure certitude d’obtenir des produits de soin de qualité est de les fabriquer vous-même en utilisant des ingrédients simples ou « maison » entièrement naturels et dont vous serez certains de l’origine.

Cette nouvelle optique est actuellement très en vogue et les recettes de fabrication sont aisément trouvables sur Internet ou dans des ouvrages que vous vous procurerez dans des maisons de diététiques ou des magasins diffusant des produits naturels et biologiques.

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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