Mémoire & intellect

Symbolique des pertes de mémoire et de la maladie d’Alzheimer

Si les neurones se sclérosent lentement, si les cellules du cerveau disjonctent, c’est très certainement qu’il y a de bonnes raisons. Rappelons que la maladie est un mécanisme de survie que le corps met en place. C’est une solution biologique indispensable pour continuer à vivre.

 

Alzheimer, fuir une réalité trop lourde ?

Dans le cas d’une maladie d’Alzheimer ou de perte de mémoire, quel que soit le type de conflit d’origine ou la situation difficile à vivre, le résultat est toujours le même : l’on veut se débarrasser d’un passé trop lourd ou le fuir. Cela peut également résulter d’un désir de fuir une réalité quotidienne en s’enfermant dans sa propre bulle.
La personne peut vouloir fuir un deuil non fait, un parent tyrannique, un épisode de viol ou d’inceste, en bref une épreuve passée trop lourde à porter. Une épreuve dont elle n’aura bien souvent jamais (osé) parler à personne. Rappelons que le conflit déclenchera d’autant plus de problèmes de santé qu’il aura été tu et vécu dans la solitude et le non-dit.

Il peut également s’agir d’un désir inassouvi de retourner à ses racines et à son pays d’origine, ce qui fait perdre tout repère territorial caractéristique de la désorientation spatiale des personnes atteintes par cette maladie. Puisque la mémoire est ce qui nous relie à nos ancêtres, et bien sûr à nos racines territoriales, les pertes de mémoire seraient reliées au désir inconscient d’oublier d’où l’on vient ou de se délester d’un bagage pesant que nous ont transmis les générations familiales qui nous ont précédés.

De nombreux thérapeutes considèrent que du point de vue symbolique, les pertes de mémoire ou la maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées constituent une fuite de la réalité quotidienne ou passée. La personne se réfugie dans un monde « parallèle » qui peut être totalement imaginaire, mais toujours en dehors de la réalité.

 

Conflits biologiques à l’origine de la maladie

 

Les praticiens de santé qui travaillent sur le décodage de la maladie d’Alzheimer ont constaté que les personnes qui en étaient victimes étaient souvent celles qui avaient vécu de nombreux conflits biologiques similaires et répétitifs durant toute leur vie. Tout au quotidien leur semblait conflictuel et difficile à supporter. L’alternance entre conflits (vis-à-vis du conjoint, des enfants, du travail, des tâches ménagères, etc.) et résolutions de ceux-ci finirait par provoquer une sorte de disjonction des neurones de certains territoires cérébraux et notamment ceux de la mémoire. Cela se vérifie d’autant plus que la personne se sent délaissée, peu entourée ou peu soutenue. Puisque tout pose problème dans la vie, puisque la personne pense en permanence « avoir tout raté » (symboliquement ou réellement) et qu’elle se sent dévalorisée (ou se dévalorise elle-même en permanence), le dysfonctionnement du cerveau semble être l’une des solutions idéales pour ne plus être confronté aux divers problèmes à affronter ou à solutionner.

 

Retour à l’enfance

Pour les avoir trop sollicitées ou pour s’être trop occupé de trouver des solutions pour autrui, en fin de vie, le potentiel des cartes mémoire semble être épuisé. Et la personne tendra à oublier les autres, mais également à s’oublier elle-même. On omet trop souvent qu’en s’occupant trop des autres et trop peu de soi, on finit par s’oublier soi-même. Et retomber au stade de l’enfance « oblige » l’entourage à s’occuper de nous, comme cela n’aura vraisemblablement jamais été le cas.

Quand l’enfant vient au monde, sa mémoire est (presque) « vierge ». Celle-ci s’étoffera au fil des expériences vécues et des apprentissages. C’est ainsi que certains considèrent qu’en nettoyant son bagage mémoriel (par la maladie), on vise à retourner vers l’enfance. La personne tenterait de retrouver son enfant intérieur (joie de vivre, spiritualité), enfant intérieur qui a toujours été latent mais qu’elle a trop souvent négligé ou qu’elle n’a tout simplement pas recherché, écouté ou tenté de retrouver.

D’après le docteur André Gernez, le manque de spiritualité de notre époque moderne serait l’une des causes possibles de la maladie d’Alzheimer. En oubliant les lois divines et de la nature, ainsi que les grands principes cosmiques et universels, l’on se coupe de toute spiritualité.
La perte de foi, la non-recherche ou la non-réalisation de l’être divin en soi, rime malheureusement avec la perte de soi, ce qui dans certains cas se solde en fin de vie par un retour à l’infantilisme et par la sénilité.

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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