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4 facteurs méconnus de la prise de poids

En Amérique, deux personnes sur trois sont en surpoids ou obèses. À l’échelle mondiale, on estime que le nombre de personnes concernées a plus que doublé depuis 1980. Des chiffres inquiétants qui risquent de ne pas s’améliorer dans les années à venir, si on en croit les prévisions et les études. On accuse toujours les bien trop nombreuses calories avalées et le manque d’exercice, mais ils ne sont pas les seuls fautifs.

1. Les antibiotiques

Qu’ils soient consommés pour des raisons médicales ou dans l’alimentation, il existe des preuves irréfutables sur le lien entre antibiotiques et obésité. Inutiles dans de nombreuses infections virales (rhume, grippe…) pour lesquelles ils sont tout de même souvent prescris, les antibiotiques peuvent, bien évidemment, être nécessaires en cas d’infection bactérienne grave. En cas d’utilisation prolongée et répétée, ceux-ci ne font que nuire à la santé. En effet, ils détruisent les bonnes bactéries de l’intestin et les probiotiques qui sont pourtant cruciales au maintien de la santé. Une flore intestinale de mauvaise qualité engendre une inflammation de bas grade dans l’organisme, ce qui contribue à l’excès de poids. Cependant, la principale source d’exposition aux antibiotiques est alimentaire.
Selon la Food and Drug Administration (Etats-Unis), 13 000 tonnes d’antibiotiques sont consommées annuellement par les animaux d’élevage, soit 80% de tous les antibiotiques utilisés aux États-Unis. Dans l’élevage, ils sont utilisés pour combattre les maladies, mais surtout pour favoriser la croissance et la prise de poids des animaux. Des recherches ont démontré que les effets sont identiques sur l’homme.

2. Les autres médicaments favorisant la croissance des animaux d’élevage

Bien d’autres produits sont utilisés dans l’élevage pour engraisser le bétail et peuvent causer de nombreux ravages sur la santé. La ractopamine, par exemple, est utilisée sur le bétail comme additif bêta-agoniste pour obtenir de la viande plus maigre et plus protéinée. Les bêta-agonistes sont des produits chimiques dopants, également présents dans les traitements de l’asthme, dont les patients se plaignent souvent d’une prise de poids, d’ailleurs annoncée en tant qu’effets secondaires. Aujourd’hui interdits dans de nombreux pays, ils sont encore couramment utilisés aux États-Unis, malgré des risques potentiels pour la santé qui s’étendent bien au-delà du gain de poids.

3. Les perturbateurs endocriniens

Bisphénol-A (BPA), phtalates, triclosan, pesticides agricoles, etc. De nombreux produits chimiques ménagers sont (re)connus comme perturbateurs endocriniens, dont beaucoup se retrouvent dans les produits en plastique. Ces produits chimiques, de structures similaires aux hormones sexuelles naturelles, interfèrent avec le fonctionnement normal de l’organisme. Les perturbateurs endocriniens ne sont pas seulement associés à l’infertilité, la puberté précoce ou le diabète. En 2003, la revue Toxicological Sciences a abordé les effets des perturbateurs endocriniens sur le développement des fœtus. De plus, de nombreux perturbateurs endocriniens sont utilisés pour favoriser la prise de poids chez les animaux. Le glyphosate, un produit chimique agricole, affecte également le poids en oblitérant les bactéries intestinales saines, en plus de favoriser les effets néfastes des autres produits chimiques alimentaires et environnementaux.

4. Les édulcorants artificiels

Un délicieux goût sucré faible en calorie et qui aide à perdre du poids ? Malheureusement, ce n’est pas vrai ! Des études ont, à maintes reprises, démontré que les aliments artificiellement sucrés (saccharine, aspartame…) ont tendance à augmenter l’appétit, les fringales, le stockage des graisses et le gain de poids. Les chercheurs suggèrent que le fait que le goût sucré ne soit pas accompagné des calories normalement associées au sucre perturbe les mécanismes normaux de l’appétit. Ces édulcorants engendrent également une variété de dysfonctionnements métaboliques qui favorisent la prise de poids. Les problèmes de poids peuvent avoir de nombreuses sources. Plutôt que de vous concentrer uniquement sur le nombre de calories avalées, il est fondamental de privilégier la qualité de vos aliments et d’éviter les expositions chimiques. Achetez des aliments bio et préparez vous-même vos repas, optez pour de la viande nourrie à l’herbe biologique pour éviter les ingrédients génétiquement modifiés, les hormones, les antibiotiques…, et stockez vos aliments dans du verre, par exemple, pour éviter, au maximum, les perturbateurs endocriniens.

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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