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Allergie ou intolérance, quelle différence ?

Bien qu’une intolérance à une substance puisse déclencher des symptômes assez semblables à ceux d’une allergie, le système immunitaire n’est pas impliqué dans ces réactions. L’intolérance résulte d’une incapacité à digérer convenablement un aliment ou l’un de ses composants à cause de l’absence ou de l’inactivité de certains enzymes. Les symptômes sont généralement uniquement digestifs, entraînant gaz, diarrhée et maux de ventre.

En cas de réaction allergique, c’est le système immunitaire, par la libération d’IgE, qui se défend excessivement face à une substance normalement inoffensive, avec tous les symptômes déjà cités : rhinite, asthme, conjonctivite… pouvant aller jusqu’au choc anaphylactique.

Dans nos assiettes aussi, les substances allergisantes sont bien présentes. Alors que certains aliments sont bel et bien allergisants, les colorants, les conservateurs et autres éléments ajoutés provoquent, excepté dans de rares cas, de simples intolérances.

Depuis le 1e juillet 2015, suite au décret n° 2015-447 du 17 avril 2015, les consommateurs doivent être informés de la présence des allergènes responsables de plus de 90% des allergies alimentaires. Sur les aliments préemballés, ces substances doivent obligatoirement figurer sur l’étiquetage. Pour la nourriture non emballée, les informations doivent être mises en évidence à proximité du produit. Quant aux cantines et restaurants, ils se doivent de tenir une liste à jour des allergènes potentiels qui devra être mise à disposition des clients, sur simple demande.

La liste des allergènes devant être obligatoirement mentionnés regroupe les 14 allergènes alimentaires majeurs. Les céréales contenant du gluten : blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut ou leurs souches hybridées. Il existe, malheureusement, quelques exclusions. Ainsi, les sirops de glucose à base de blé ou de d’orge, les maltodextrines à base de blé et les céréales retrouvées dans la fabrication d’alcool éthylique d’origine agricole ne doivent pas être indiqués. Les crustacés, les œufs, les poissons, les arachides, le soja, le lait et les produits laitiers (lactose compris), les fruits à coque, le céleri, la moutarde, les graines de sésame, le lupin, les mollusques. Les sulfites doivent également être mentionnés sur les produits. Cependant, s’ils se trouvent dans le produit en quantité inférieure à 10mg/kg ou 10ml/litre, ils peuvent ne pas être indiqués sur l’étiquetage.

Attention, toutefois : cette règle d’étiquetage n’est valable qu’à propos des ingrédients introduits volontairement dans la recette par le fabricant. Les allergènes pouvant être présents par contamination d’autres aliments, lors du transport ou de la préparation, par exemple, ne sont pas obligatoirement indiqués. Si certains professionnels les annoncent par des phrases telles que « peut contenir des traces de… » ou encore « fabriqué dans un atelier qui utilise… », tous ne le font pas, car aucun n’est tenu, législativement parlant, à le faire.

Pour éviter les mauvaises surprises, pensez à consommer des aliments bio que vous préparerez vous-même.

Les principaux symptômes d’une allergie alimentaire peuvent être digestifs (reflux gastrique, nausées, diarrhées, voire vomissements), cutanés (urticaire, éruption cutanée, oedème de Quincke) ou respiratoires (asthme, rhinite, toux, difficultés respiratoires). Des palpitations, picotements dans la gorge et sur la langue et une chute de la pression artérielle peuvent également se manifester.

Dans le plus grave des cas, l’allergie peut se traduire par un choc anaphylactique pouvant engager le pronostic vital.

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L'auteur

Thyphanie Mouton

Thyphanie Mouton

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