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Battez-vous, naturellement, contre les insomnies !

Battez-vous, naturellement, contre les insomnies !

Il est étonnant de constater la facilité avec laquelle le corps médical prescrit des anxiolytiques. Il suffit qu’un patient se plaigne de difficultés à l’endormissement ou d’une humeur vacillante pour que l’artillerie lourde soit déployée.

Article rédigé par le Dr. Thierry Schmitz

 

Evidemment, faire le tour du problème en 10 minutes chrono n’est pas possible. Quand la salle d’attente est pleine à craquer et que l’heure tourne, on règle le problème en fonction du symptôme. Le patient revient chez lui avec une solution « clé sur porte ». Ah, si la vie était si facile. A chaque difficulté sa petite pilule. C’est ainsi qu’une personne se retrouve avec 5, voire 10 médicaments à prendre par jour, chacun avec son utilité et surtout avec ses effets secondaires, qui seront à leur tour, réglés à coups de prescriptions. Les problèmes de stress, de sommeil, d’anxiété sont la conséquence d’un déséquilibre. Qui n’a pas connu dans sa vie des périodes plus difficiles, un surmenage physique et mental, un sommeil en dents de scie,…Trop de travail, trop de stimulations, ennuis familiaux ou professionnels… Les médicaments psychotropes représentent un marché planétaire colossal de dizaines de milliards de dollars, qui font surtout le bonheur…. des laboratoires.

Les benzodiazépines : solution miracle et désastre médical

La France se situe en 2ème place sur le podium du cocktail anxiolytiques/hypnotiques, juste derrière l’Espagne. On y vend plus de 110 millions de boîtes en 2015, malgré une baisse notable depuis 2012. Les benzodiazépines agissent comme tranquillisants sur le système nerveux central, provoquant alors artificiellement un état de « mieux être » cotonneux.

Le GABA (acide Y-aminobutyrique) est un neurotransmetteur, un messager chimique, qui empêche l’excitation prolongée des neurones et qui joue un rôle clé dans la modulation de l’humeur. Les benzodiazépines vont se fixer sur le récepteur du GABA pour permettre une ouverture plus fréquente, plus longue avec comme résultat une réduction artificielle de l’anxiété. Brillante idée ! Permettre d’activer et de désactiver le système nerveux central comme un interrupteur mural.

Mais voilà, nous ne sommes pas des objets et faire la pluie et le beau temps dans notre cerveau avec un bazooka semble complètement irréel. De très nombreux effets secondaires sont à déplorer, qui durent souvent bien après l’arrêt du médicament ou qui s’installent parfois de façon permanente.

Ces médicaments induisent automatiquement une dépendance et tout arrêt doit se faire sous contrôle médical strict, car il s’agit bel et bien d’un sevrage. Une hospitalisation s’avère parfois nécessaire lorsque la prise de ce stupéfiant a été longue et en grande quantité. Il n’est pas rare de voir des patients avec 4, voire 6 pilules du bonheur prises en même temps. Ils ne se rendent plus compte de l’état végétatif dans lequel ils se trouvent. L’effet rebond de la diminution des benzodiazépines est une très forte anxiété voire des crises d’angoisses, des insomnies, des douleurs musculaires, douleurs aux articulations, une sudation excessive, une sécheresse buccale importante, perte de mémoire, parfois même le suicide. Les personnes qui consomment ces drogues ont 50% de « chances » de souffrir de la maladie d’Alzheimer. Les dégâts cérébraux sont inestimables. Le sevrage est une véritable traversée du désert.

Un mal-être ne se soigne pas comme une dépression grave. L’insomnie, la fatigue, la tristesse représente 50% des prescriptions de psychotropes en France qui sont, dans ces cas-là, totalement injustifiés. C’est un réservoir phénoménal pour l’industrie du médicament, qui met la pression sur les médecins pour qu’ils prescrivent dès les premiers symptômes de lassitude. Médicaliser la vie quotidienne et les problèmes de l’humeur, c’est un business comme les autres.

Identifiez le problème et réagissez rapidement

Le sommeil ou plutôt le manque de sommeil paradoxal et profond perturbe autant vos nuits que vos journées. Si vous traversez de nombreuses périodes de stress, que vous angoissez rapidement et que ces chamboulements impactent votre sommeil, retrouver l’équilibre rapidement, grâce aux traitements naturels et sans accoutumance n’est pourtant pas sorcier.

Revenons au GABA, ce transmetteur qui joue le rôle de frein à l’excitation, réduit l’anxiété et la peur. Il est fortement recommandé pour lutter contre les troubles du comportement et de l’humeur, les insomnies, l’agitation inhabituelle, … Il va favoriser un sommeil profond et réparateur. Il aidera à retrouver le calme et la sérénité. Il doit être accompagné de vitamines B6 (pyridoxine) qui intervient dans nombre de réactions enzymatiques, dont la production de d’acide y-aminobutyrique.

Le tryptophane, un des acides aminés essentiels, est une merveille pour retrouver tant le sommeil que pour diminuer les symptômes de dépendance et des addictions alimentaires. C’est la matière première de la synthèse de la sérotonine et de la mélatonine, hormones du bien-être.

La racine de valériane est parfaite pour les insomniaques. Ses vertus relaxantes et sédatives sont exploitées depuis bien avant Hippocrate. Elle peut aussi être utilisée pour réduire la douleur et l’irritabilité liées au syndrome prémenstruel. Ne vous fiez pas à son odeur désagréable si vous la prenez en décoction. Elle permet d’atteindre le sommeil profond, indispensable à la mémorisation, au système immunitaire mais aussi à la production de l’hormone de croissance, essentielle au renouvellement cellulaire.

Le millepertuis perforé, autre exemple d’efficacité prouvée pour lutter activement contre la déprime et les idées noires. Il est utilisé depuis le moyen-âge pour diminuer les troubles psychologiques. En Allemagne, le millepertuis est même considéré comme un antidépresseur !

Sans oublier la passiflore qui est utilisée en phytothérapie pour ses propriétés anxiolytiques.  Elle soulage l’anxiété, la nervosité, les spasmes musculaires, les troubles du sommeil par son effet sédatif, parfois supérieur à certaines benzodiazépines.

Brisez le cercle vicieux avant de vous jeter de désespoir dans une médication lourde qui vous détruira à petit feu, pensez aux alternatives saines et naturelles, sans aucun effet secondaire, qui vous aideront, telle une béquille, à surmonter les difficultés que chacun rencontre à un moment ou à un autre de sa vie.


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Références scientifiques :

4 commentaires
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  1. le leap
    10 mois ago

    Merci beaucoup pour cet article ! j’ai été dépendante aux benzodiazépines pendant 26 ans, et je connais bien ce problème…je suis – après 4 ans – en fin de sevrage.
    Les médecins généralistes commencent – enfin -à prendre conscience de la dangerosité de ces  » pillules du bonheur » . Il est grand temps!! Les laboratoires pharmaceutiques ont été et sont toujours complices – pour beaucoup hélas- de ce « cercle sans fin »: )à savoir: société anxiogène=patient stressé= mal – être = nervosité + insomnies = prescriptions de benzodiazépines= dépressions = antidépresseurs. ( le schéma classique) .
    Merci pour ces conseils en naturopathie. Certes les plantes ne sont pas tr-s rentables pour les labos, mais pour les patients stressés, quelle aide !!:))

  2. 11 mois ago

    oui,
    pourtant il existe la solution : le CBD !

  3. 11 mois ago

    Excellent article, qui décrit si bien le non-sens de ces prescriptions d’assommoirs.

    Mais la perte de sommeil est souvent liée à un type de stress spécifique, induit par un phénomène de nature psychologique : la rumination sur de faux problèmes, insolubles du fait qu’ils sont posés sur la base d’informations incorrectes, et traités sous le mauvais angle.

    Ces cogitations aboutissent à des conclusions fausses qui généreront encore plus de réflexions et de stress, et une détérioration supplémentaire du sommeil.

    Si l’on compare l’esprit humain à un ordinateur, l’incapacité de dormir (équivalente à l’impossibilité d’éteindre la machine) est, plus qu’un problème de hardware (matériel), un problème de software (logiciel).

    Les remèdes doux, bio, fournissent une alternative valable à ces produits toxiques des labos, mais tôt ou tard, il faudra résoudre les causes profondes qui se situent à un niveau plus subtil que celui du corps.

    Le fait que le corps réagisse aux conflits d’informations confère l’illusion que le problème est physique, mais c’est une apparence trompeuse. Comme tout ordinateur qui réagit à des lignes de code mal écrites, cela peut donner l’impression que ses pièces sont défectueuses, ou auraient besoin d’un « produit » de nettoyage.

    Dans une société où ceux qui prescrivent ces pilules abrutissantes sont souvent les premiers à gaver les patients d’interprétations erronées sur ce qui « cloche chez eux », générant ainsi des portions de labyrinthe mental supplémentaires où la personne ira se perdre durant de longues nuits de cogitations stériles (sans parler des ruminations diurnes), nous obtenons un système médical qui alimente son cheptel de patients en une boucle sans fin.

    Aussi triste que cela puisse paraître, un patient guéri est un patient de perdu. Perdu pour le médecin, perdu pour le pharmacien, perdu pour l’industrie pharmaceutique.

  4. LESOEURS
    11 mois ago

    Cher Docteur, je ne suis pas médecin mais psychothérapeute et il se trouve que je connais assez bien les médicaments pour avoir été plus de 30 ans dans l’industrie pharma. Que vous sensibilisiez les personnes à l’abus des benzodiazépines, cela me semble tout à fait pertinent. Je fais juste une remarque de bon sens: le millepertuis n’est pas sans effets secondaires et peu interagir avec des médicaments, il est d’ailleurs considéré comme un médicament en Allemagne avec une notice très précise. Il m’apparaît donc qu’il aurait été utile de donner des informations à ce sujet, pour être complet. En effet, son usage n’est pas anodin et ce n’est pas parce qu’il s’agit de plante et de santé dite « naturelle » que l’on peut s’exonérer d’avertir les personnes qui serait tentée par une automédication « sans risque ». Bien à vous.