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Chlore et dioxine parmi les plus grands perturbateurs thyroïdiens

dioxine photo

Le système endocrinien est constitué de 4 glandes principales : l’hypophyse (logée dans le cerveau), la thyroïde (située à la base du cou), les surrénales (posées au-dessus des reins) et les gonades (testicules chez l’homme et ovaire chez la femme).

Ce système commande toutes nos fonctions vitales de la digestion, au sommeil, en passant par la croissance, le développement du système nerveux ou encore la reproduction, la fonction cardiaque ou la respiration.

Ce système est constitué de rouages complexes, tous interdépendants, mais aussi excessivement fragiles.

On entend de plus en plus souvent parler de perturbateurs endocriniens et qui actuellement n’a pas dans son entourage une personne qui souffre d’hypo ou d’hyperthyroïdie, de burn-out, de dépression, de difficultés pour avoir un enfant ou encore de diabète ?

Ces problèmes dont les symptômes, les manifestations et les conséquences sont très différents ont pourtant une origine commune : le dérèglement du système endocrinien ou du système neuro-endocrinien.

Même si l’on connaît encore mal les origines de ces différents troubles qui apparaissent souvent de manière insidieuse, il existe de nombreuses hypothèses qui tendent de plus en plus actuellement à se vérifier. L’une d’entre elles est celle des perturbateurs endocriniens.

On constate que parmi les perturbateurs endocriniens, il y a énormément de produits chlorés, fluorés et bromés. Cela s’explique assez facilement du fait que dans le tableau de Mendeleiev, le fluor, le chlore et le brome appartiennent à la catégorie des halogènes comme l’iode et qu’ils ont tous un poids atomique inférieur à l’iode, ils peuvent en prendre très facilement la place en cas de déficit en iode. Cela bloque ou diminue le fonctionnement de la glande thyroïde. Cette glande est capitale puisqu’elle sécrète des hormones absolument vitales. Si elle ne fonctionne plus ou si ses sécrétions sont insuffisantes, c’est tout l’axe cortico-hypothalamo-hypophyso-surrénalien qui est mis à mal. Et cet axe régit l’ensemble des fonctions indispensable à la vie.

On trouve du chlore dans l’eau du robinet, mais aussi des nitrates, des dépôts de plomb et d’aluminium provenant des tuyaux d’acheminement et dans certains pays du fluor qui déminéralise les os, les dents et affaiblit les facultés intellectuelles. L’eau de ville contient aussi d’autres perturbateurs endocriniens, dont des résidus de pesticides et des tuyauteries en plastique.

L’eau est traitée par des produits antibactériens à base de chlore et aussi des antibiotiques qui ont le même effet destructeur sur la flore intestinale.

Le fait de faire bouillir l’eau du robinet lui ôte une certaine toxicité (microbes, bactéries), par contre cela concentre certains autres éléments indésirables. La quantité de chlore reste quasiment identique. Le calcaire se transforme en tartre sous l’effet de la chaleur (dépôt blanc dans les casseroles). Ce tartre se dépose également aussi dans notre organisme.

Parmi les produits chlorés les plus répandus, il y a l’eau de Javel.

Souvent utilisée pour blanchir, nettoyer et désinfecter, elle est nocive pour nous et pour notre belle planète. Le nom chimique de cette molécule est l’hypochlorite de sodium. On la trouve encore couramment dans nos produits d’entretien domestiques alors que les scientifiques s’accordent pour reconnaître la nocivité des produits chlorés. Si une exposition ponctuelle à l’hypochlorite de sodium n’occasionne que de légères brûlures ou des irritations de la peau et des muqueuses, un contact répété avec des concentrations élevées peut provoquer des troubles de santé beaucoup plus graves.

La dioxine est aussi un composé organochloré produit à partir d’une combinaison de chlore et d’autres composés organiques. Cette molécule chimique utilisée dans l’agent orange lors de la guerre du Vietnam est un défoliant qui laisse des traces de très longue durée dans la nature et dans l’eau. Les plantes qui ont été traitées avec des produits organochlorés sont données sous forme de fourrage comme nourriture aux animaux. Les dioxines et autres molécules chlorées sont stockées principalement dans les tissus graisseux des animaux et des humains. Ces mêmes animaux nous fourniront le lait ou la viande que nous mangerons, viande et lait qui contiennent des traces de ces polluants dans leurs parties graisseuses.

La dioxine, ce composé organochloré produit à partir d’une combinaison de chlore et de composés organiques, est excessivement répandue puisqu’elle sert d’agent de blanchiment pour les langes, les serviettes et les mouchoirs en papier, les serviettes hygiéniques, les cotons-tiges ou démaquillants, les filtres à café, les sachets de thé… Lors de la production commerciale de ces produits, des réactions chimiques libèrent des atomes de chlore gazeux à partir des molécules de dioxyde de chlore durant le processus de blanchiment. Ce chlore gazeux libère de la dioxine. Même si les nouvelles méthodes de blanchiment diminuent les quantités de dioxines générées, elles ne les éliminent pas complètement.

Rappelons que la plupart des produits blanchis sont utilisés aux endroits du corps très perméables où la peau est délicate et fine ou près des muqueuses (yeux, oreilles, bouches, nez, fesse des bébés, muqueuse vaginale, etc.).

La dioxine s’accumule particulièrement dans les tissus adipeux féminins et du bébé, mais aussi dans le lait maternel. Elle s’élimine aussi par le biais de ce lait et traverse la barrière placentaire (véritable filtre à toxine). Elle contamine donc le fœtus durant la grossesse et l’enfant en bas âge nourri au sein. Ces petits êtres dont les systèmes nerveux et immunitaire sont encore immatures et en plein développement sont beaucoup plus vulnérables et sensibles aux toxiques. La thyroïde est elle aussi particulièrement sensible au chlore. Cette glande est responsable de la myélinisation des axones et des neurones et que cette myélinisation se poursuit après la naissance et se finalise à l’âge 9 mois. On peut aisément imaginer les dégâts des produits chlorés et de la dioxine en particulier sur la croissance du système nerveux de nos bambins. La dioxine très persistante se transmet aussi de génération en génération.

La dioxine, composant toxique primaire de l’agent orange, est considérée par certains chercheurs comme « la substance la plus mortelle connue pour l’humanité » dont « une cuillère à soupe tuerait tout le monde sur la planète »… ça donne à réfléchir, non ?

La chasse aux synonymes sur les étiquettes est ouverte car le chlore se cache sous de nombreux noms compliqués. Ainsi le trichloréthylène est utilisé dans le domaine des textiles, pour les encres (imprimantes et photocopieuses) et les vernis. Le dichlorométhane ou chlorure de méthylène se rencontre fréquemment dans les produits d’entretien domestiques et les produits phytosanitaires. Il est aussi utilisé pour l’enrobage des comprimés pharmaceutiques et lors la décaféination des thés et des cafés. Le perchloroéthylène ou tétrachloroéthylène sont présents dans les dégraissants sanitaires et textiles. Enfin, le chlorobenzène est très fréquemment utilisé comme solvant pour les peintures.

Afin d’éviter ce perturbateur endocrinien dévastateur qu’est le chlore, pensez donc à vous tourner vers des produits écologiques pour décorer votre habitation. Mais évitez aussi les tampons et serviettes hygiéniques. Il existe actuellement des coupes en silicone très pratiques qui de surcroît vous feront faire de fameuses économies sur le long terme.

Pour les bébés, il existe des couches écologiques et d’autres recyclables sans aucune nocivité.

Pour l’entretien domestique, le vinaigre, le citron et les huiles essentielles assainiront votre maison de manière aussi efficace, plus écologique et plus économique que l’eau de Javel, mais sans aucune toxicité pour vous, pour vos enfants ou pour la planète.

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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