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Comment l’industrie du sucre désinforme pour garder sa part de marché

Comment l’industrie du sucre désinforme pour garder sa part de marché

On sait maintenant avec certitude que les industriels et les fabricants d’édulcorants sont prêts à tout pour continuer à empoisonner le monde. C’est ainsi que l’Association du sucre et l’Association des raffineurs de maïs par exemple, ont versé des millions de dollars pour que les recherches scientifiques menées sur les sucres ne démontrent aucun lien entre la consommation de leurs produits et d’éventuelles conséquences négatives sur la santé.

De même, lorsque l’Université de Californie du Sud a révélé dans une étude sérieuse de 2013 que la haute teneur en fructose du sirop de maïs de certains sodas ne correspondait pas du tout aux valeurs mentionnées sur les étiquettes des boissons gazeuses, l’Association des raffineurs de maïs a décidé de payer ses propres chercheurs afin de démontrer que cette information était fausse.

La puissance de ces lobbies est telle qu’ils ont réussi à étouffer la parution des études compromettantes. Ils ont également fait subir des menaces au directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), car ce dernier avait publié un document qui recommandait la limitation de la consommation des sucres ajoutés en raison de leur impact nocif sur la santé.

L’Association du sucre a exercé des pressions sur la direction générale de l’OMS en l’avertissant que s’il ne retirait pas cette étude, l’Association du sucre persuaderait le Congrès américain de leur retirer leurs aides financières. L’année suivante, l’OMS a publié sa stratégie globale sur l’alimentation et la santé sans aucune mention de l’étude en question au sujet du sucre.

 

Ainsi, malgré les preuves accablantes de l’impact des sucres et particulièrement du fructose sur l’obésité et sur les maladies chroniques qui sévissent
comme de véritables épidémies, le lobby du sucre a réussi à empêcher les organismes officiels de réglementer le domaine des sucres.

 

Il apparaît que le régime alimentaire de l’Américain moyen actuel est constitué de 13 % de sucre. Au Royaume-Uni, un rapport publié récemment par le Comité scientifique consultatif sur la nutrition (CSN) recommande de limiter la consommation quotidienne de sucre ajouté à 5 %, afin d’éviter l’obésité et le diabète de type 2. Ce qui est équivalent à 25 grammes de sucre (2-3 cuillères à café) par jour pour les femmes et 35 grammes (3-4 cuillères à café) pour les hommes.

Selon des nutritionnistes compétents, une bonne mesure préventive serait de restreindre la consommation de sucre (fructose y compris) à 25 grammes toutes sources confondues. Ce qui inclut les glucides issus des féculents. Ils fournissent environ 50 % des apports énergétiques quotidiens et ils sont aussi impliqués de manière significative dans le risque de développement de la résistance à l’insuline.

Toute personne diabétique, en surpoids, qui présente une hypertension artérielle, une maladie cardiaque ou un cancer devrait limiter sa consommation de sucre (fructose inclus) à 15 grammes quotidiens maximum.

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