Menu & recherche
Des traces de résidus médicamenteux et de polluants dans les eaux en bouteille

Des traces de résidus médicamenteux et de polluants dans les eaux en bouteille

Depuis 2011 l’OMS reconnaît que l’eau de ville contient divers polluants, dont des pesticides et des résidus médicamenteux que les stations d’épuration n’arrivent pas à filtrer. Visiblement, personne n’avait songé à ce type de pollutions et les installations des stations d’épuration conçues il y a une vingtaine d’années s’avèrent insuffisantes pour arrêter ce type de polluants et de perturbateurs endocriniens.

Vous achetez donc très certainement de l’eau en bouteille de qualité style Mont Roucous afin d’éviter ces sources de pollutions.

Eh bien détrompez-vous, ces eaux de qualité et hypercontrôlées contiennent des traces de toxiques.

C’est ce qu’a révélé une enquête menée par le journal « 60 millions de consommateurs » au printemps 2013. En effet, sur 47 marques d’eau en bouteille analysées, 10 présentaient des traces de contamination. Il s’agissait principalement de résidus médicamenteux et d’herbicides.

Le magazine relate que ce qui est interpellant c’est surtout « la présence de tamoxifène, hormone de synthèse utilisée dans le traitement du cancer du sein ». Cette hormone utilisée pour les cures de chimiothérapie a été décelée dans l’eau des labellisées Mont Roucous, Saint Yorre, Salvetat, Saint Armand (Du Clos de l’abbaye) et Carrefour Discount (Céline Cristaline).

D’autres résidus médicamenteux de buflomédil et de naftidrofuryl, deux vasodilatateurs, ont été détectés dans l’Hepar pour le premier et dans la Saint Armand pour le second.

En ce qui concerne les traces d’atrazine et d’hydroxyatrazine, deux désherbants interdits depuis 2001, elles ont été trouvées dans la Vittel (Grande source), la Volvic (Clairvic), la Cora (Saint-Pierre) et la Cristaline (Louise).

À l’instar de la dioxine, des biphényles polychlorés (BPC) ou du mercure retrouvés à travers la planète entière et entre autres dans la banquise et dans les glaciers des Alpes, ces molécules semblent excessivement persistantes au point d’être encore présentes dans l’eau en bouteille 15 ans après leur interdiction.

 

Cela fait peur, non ?

Bien entendu pour nous rassurer le rédacteur en chef du magazine affirme que les analyses révèlent des teneurs infimes, mais certaines associations de consommateur et de santé estiment que ces chiffres sont amplement suffisants pour que l’on s’interroge sur la législation qui porte sur la potabilité et la pureté des eaux minérales, eaux que l’on paie d’ailleurs bien cher.

Les embouteilleurs ont bien entendu contesté les premiers résultats invoquant le fait que la méthodologie employée n’était pas suffisamment scientifique et qu’elle produisait de « faux positifs ».

Suite à cette contestation afin de dissiper tous doute, il a été procédé à une deuxième analyse de nouveaux échantillons de ces mêmes eaux.

 

Conclusion : « La seconde analyse a confirmé cette présence, sans que nous soyons en mesure d’en expliquer l’origine » ajoute « 60 Millions de consommateurs ». « L’affaire est suffisamment sérieuse pour qu’on lance des analyses à plus grande échelle. »

Aucun commentaire
Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.