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Et si on faisait tomber le soutien-gorge ?

Et si on faisait tomber le soutien-gorge ?

Au début du 20e siècle, la femme se libère du corset pour passer au port de soutien-gorge. Cet accessoire vestimentaire a été inventé par une Américaine, Marie Tucek afin de libérer les femmes de la terrible contrainte que constituait le port du corset. C’est en 1893 que Marie Tucek conçoit ce support vestimentaire destiné à soutenir les seins. Plus tard, ce sera Mary Phelps Jacobs qui en améliore la conception et qui le nomme « soutien-gorge ». Sa création a été brevetée et ensuite vendue pour 1500 $ à une société la Warner Brothers Corset Company à Bridgeport dans le Connecticut.

Dans les années 1950, les adolescentes ont été invitées à acheter et à utiliser ce nouvel accessoire féminin afin de soutenir fermement leur poitrine pour en en empêcher l’affaissement. À la naissance du féminisme, fin des années ‘60, les jeunes femmes brûlent leurs soutiens-gorge en signe d’émancipation. Actuellement, ce sous-vêtement est devenu un pilier de la mode et un fer de lance des publicitaires puisqu’il permet de mettre en valeur l’une des parties les plus érotiques du corps féminin que sont les seins. Si le corset procurait aux femmes une taille de guêpe, il était également à l’origine de fréquents malaises tant il comprimait celles qui le portaient. Certes le soutien-gorge peut paraître moins contraignant, mais en connaît-on vraiment les inconvénients et les dangers ? La femme y a-t-elle vraiment gagné au change ?

5022467 / Pixabay

En 1930 déjà était publiée une première étude qui établissait la relation entre le port du soutien-gorge et l’augmentation du nombre de femmes victimes de cancer du sein. Depuis, de nombreuses études similaires et sérieuses se succèdent, mais elles ne semblent alerter personne. Alors que l’une d’entre elles a révélé que 3 femmes sur 4 qui portent régulièrement un soutien-gorge développent un cancer du sein. Alors que le cancer ne touche qu’une femme sur 168 parmi celles qui n’en portent pas. On constate donc que ce risque de cancer est de 125 fois supérieur lorsque l’on porte ce sous-vêtement. Ce risque est également de 12 fois supérieur à celui de développer un cancer à cause de la cigarette.

Lien entre la santé du sein et port du soutien-gorge

Les soutiens-gorge élastiques ou avec armatures sont plus ou moins serrés. Certains remontent les seins, ce qui comprime les capillaires et les vaisseaux lymphatiques et bloque toute circulation à cet endroit du corps. Selon des médecins anthropologues, en compressant ganglions et (micro-)canaux lymphatiques, le soutien-gorge freine l’élimination naturelle des toxines par le drainage lymphatique. La lymphe stagne, ce qui favorise l’accumulation des toxines dans le sein. Au fil du temps, ce phénomène peut être à l’origine de kystes, de fibrokystes et de tumeurs cancéreuses. Cela n’a rien d’étonnant puisque l’on sait que les mouvements naturels de l’ensemble du corps aident ce système à drainer les déchets toxiques. Ce principe est également valable pour les seins. On le sait, la région de la poitrine est très fournie en ganglions lymphatiques et l’emprisonnement des seins par des soutiens-gorge trop rigides ou trop serrés empêche ce système de remplir sa fonction. C’est ainsi que les déchets toxiques s’accumulent dans cette région du corps extrêmement sensible aux toxines[i].

Le lien entre le port du soutien-gorge et le développement de tumeurs bénignes ou malignes est très bien expliqué dans le livre Dressed to Kill (« Habillé pour tuer ») écrit en 1995 par des chercheurs de Sydney, Ross Singer et Soma Grismaijer. Ils ont interrogé 5 000 femmes et ils ont découvert que celles qui portaient des soutiens-gorge rigides durant au moins 12 heures par jour présentaient plus de risque de cancer du sein que celles qui en portaient peu ou pas.

Le Dr Gregory Heigh de la Floride a également constaté que plus de 90 % de femmes qui avaient des seins fibrokystiques voyaient leur problème amélioré dès qu’elles cessaient d’en porter.

Outre la compression lymphatique, la pression exercée par les soutiens-gorge et leur tissu enveloppant les seins augmentent sensiblement la température des seins. Cela a été confirmé par les examens thermographiques. Or il est connu des médecins qu’un sein précancéreux ou cancéreux est plus chaud qu’un sein non cancéreux.

Si les fabricants de lingerie crient haut et fort que le port du soutien-gorge permet de garder une belle poitrine plus longtemps, depuis 1978 plusieurs études médicales (France, USA, Japon et Grande Bretagne) démontrent l’inverse. Ainsi en France, le Professeur Jean Denis Rouillon (médecin du sport au CHU de Besançon) explique que le port du soutien-gorge favorise l’affaissement de la poitrine. Selon lui : « L’arrêt du port du soutien-gorge est bien supporté par les femmes, en termes de confort et d’esthétique. Contrairement aux idées reçues, le sein ne tombe pas, mais il se raffermit, remonte, et la qualité de la peau s’améliore. »

Cela semble logique puisqu’il est connu que dans la logique du corps, la fonction crée ou stimule l’organe. Avec le port du soutien-gorge, les ligaments de Cooper et les muscles peauciers s’atrophient et perdent leur efficacité. Le soutien artificiel de la poitrine lui fait perdre sa fermeté et les seins s’affaissent plus rapidement que si les soutiens naturels sont stimulés. En effet, le sein est enveloppé dans une membrane mince et très solide. Cette dernière sera d’autant plus tonique qu’elle travaille. À cela s’ajoute le soutien par les ligaments reliés à la peau, ligaments qui eux aussi perdent leur élasticité et leur tonicité s’ils sont en permanence maintenus au repos par le soutien-gorge.

Devons-nous laisser tomber le soutien-gorge ?

webandi / Pixabay

Outre le poids de la culpabilité morale ressentie lors de l’arrêt du soutien-gorge, certaines femmes peuvent éprouver une sensation de tiraillement, sensation qui peut durer quelques semaines. Cela peut s’apparenter au phénomène de courbatures ressenties lorsque l’on reprend un sport que l’on n’a plus pratiqué depuis longtemps. Il faut en effet que les muscles peauciers et les ligaments réapprennent et retrouvent leurs fonctions. Sachez que ces muscles et ligaments qui assurent une suspension naturelle des seins peuvent être renforcés par des exercices des muscles pectoraux.

Le seul moment durant lequel le port d’un soutien-gorge souple pourrait être préconisé, c’est durant la pratique du sport. Mais il s’agit purement d’un ressenti personnel.

Si la femme supporte les mouvements de la poitrine au cours de la séance de sport, mieux vaut en éviter le port. Des chercheurs sportifs ont étudié cela de près. Ils ont posé des capteurs sur la poitrine d’athlètes féminines. Grâce à cela, ils ont découvert que celle-ci effectue des mouvements d’environ 6 cm de haut en bas et de plus ou moins 9 cm de gauche à droite au cours de la pratique sportive. Ces mouvements sont réduits de 70 % par le port d’un soutien-gorge (même souple et de sport) ; or ce sont lesdits mouvements qui permettent au sein de s’adapter et de renforcer ses maintiens naturels.

Stop aux idées reçues !

Ces mêmes chercheurs ont noté qu’après 3 ans d’études, non seulement la poitrine n’est pas amollie et encore moins affaissée, au contraire elle s’est même carrément rehaussée ! Et l’angle de l’axe du mamelon par rapport à l’horizontale (un critère esthétique important) a augmenté en moyenne de 180 % !

Cette évolution esthétiquement favorable est en opposition totale au phénomène de ptôse que les femmes redoutent tant.

En bref, un sein libre se fortifie et une poitrine libre sera naturellement plus ferme et plus haute[ii] !

[i] Case histories of fibrocystic relief upon ditching or easing bra use – http://all-natural.com

[ii] http://www.amessi.org/soutien-gorge-et-cancer-du-sein-les-dangers-du-soutien-gorge#le_danger_du_soutien_gorge

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