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Saviez -vous qu’un grain de sel peut changer la durée et l’espérance de vie ?

À l’heure actuelle et après 40 ans d’études sur le sujet, l’équipe du professeur Pasquale Strazullo, (université de médecine de Naples) confirme le lien entre la consommation de sel et la mortalité cardiovasculaire. Sur une période s’étalant entre 1966 et 2008, les chercheurs ont analysé près de 13 études comprenant plus de 177.000 participants répartis dans différents pays (États-Unis, Finlande, Japon, Pays-Bas, Écosse et Taiwan). La consommation de sel de ces volontaires était surveillée et évaluée dans leur alimentation quotidienne, par des questionnaires ou encore par un dosage urinaire.

Tout ceci pour en arriver à la conclusion qu’en réduisant notre consommation de sel de 5 grammes par jour, on pourrait éviter des millions de morts provoquées par les maladies cardiovasculaires. Ce qui se résume à dire qu’une cuillère à café de sel en moins pourrait sauver annuellement 4 millions de vies.

Il est assez difficile d’évaluer sa propre consommation en sel, car celui-ci se cache dans de très nombreux aliments industriels que nous consommons. Sachez que les chercheurs estiment que la consommation quotidienne de sel dans la plupart des pays industriels est proche de 10 à 12 grammes en moyenne, alors que la consommation fixée par l’OMS est de 5 grammes par jour. Il est assez stupéfiant de savoir qu’une consommation quotidienne excédentaire de seulement 5 grammes de sel favorise l’hypertension et par conséquent augmente de 23 % le risque d’infarctus et de 17% le risque de maladies cardiovasculaires. Une petite réduction de la consommation de sel de 6 grammes par jour suffit à réduire la pression systolique de 7 mm HG et la pression diastolique de 4 mm Hg.

Il faut tout d’abord éviter le plus possible les aliments industriels (plats et potages préparés, pain, céréales du petit-déjeuner, viennoiseries…) car ce sont les sels cachés qui en constituent dans la plupart de cas l’apport le plus important.

En effet, les industriels sont bien conscients que le sel, par contraste, a la propriété de rehausser les saveurs sucrées, tout en inhibant les goûts amers, c’est pourquoi ils l’introduisent généreusement dans les pâtisseries, les viennoiseries, les glaces, le chocolat et la plupart des produits sucrés puisqu’il constitue un « cache-misère » qui permet de donner du goût à peu de frais à des produits de qualité médiocre.

Certains chercheurs ayant découvert cela, se battent depuis des années contre l’industrie agro-alimentaire au moins afin de mettre en place un étiquetage clair permettant de mieux informer le consommateur. Bien que les pouvoirs publics reconnaissent aujourd’hui la nocivité des excès de sel, aucune mesure n’a pourtant été prise pour obliger les industriels à diminuer la quantité de sel utilisée dans leur recette.

Pensez donc à utiliser du sel marin type sel de Guérande ou du sel de l’Himalaya, qui présentent nettement moins d’inconvénients du point de vue de la santé puisqu’ils n’ont pas la même composition chimique que le sel industriel et qu’ils contiennent du calcium, du magnésium ou du potassium, autant de minéraux qui atténueront leur nocivité.

Ou encore mieux, choisissez du sel couplé à un extrait de chitosan dont la structure chimique est différente de celle du Na Cl, sel de table classique. De nombreuses études ont démontré que la sensibilité organique au sel ne dépend pas de l’ion sodium (Na) seul, mais de l’association entre le sodium et le chlore qui forme le chlorure de sodium. Ce serait en effet la liaison entre ces ions qui serait néfaste pour la santé et la circulation.

Et bonne nouvelle, il existe actuellement, il un procédé breveté qui a permis de modifier cette liaison en y couplant une forme particulière de chitosan, une substance naturelle extraite de carapaces de crustacés. Des études ont été menées sur 2 groupes de sujets hypertendus. Un groupe consommait 10 grammes de sel (chlorure de sodium) par jour et l’autre groupe consommait 10 g de sel au chitosan. Les mesures effectuées chaque fin de semaine ont mis en évidence que le sel normal favorisait une augmentation de tension d’environs 7mmHg, tandis que le sel au chitosan entraînait plutôt une diminution de la tension d’environs 3mmHg.

Et si vous décidez de réduire votre salaison, rassurez-vous cela s’effectuera aisément, car vos papilles gustatives s’habitueront vite à retrouver la véritable saveur des aliments. Et puis penser qu’en diminuant la quantité de sel ingérée de seulement 5 grammes par jour (équivalents à une cuillère à café), on peut éviter 1,25 millions de décès par infarctus et presque 3 millions de morts par maladies cardiovasculaires est une bonne motivation, non ?

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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