Défenses naturellesNos dossiers

La sclérose en plaques (SEP): des conseils précieux!

 C’est une maladie dont on entend actuellement beaucoup parler. Serait-elle en recrudescence ? En tout cas d’après le Dr Seignalet, sa fréquence serait de 0,03 % en France. Elle touche particulièrement les jeunes femmes dans leur troisième décennie. Depuis peu, le lien entre la vaccination contre l’hépatite B et le déclenchement d’une sclé­rose en plaques a été établi. Ainsi, il faut être très prudent quant aux intoxications aux métaux lourds (amal­games dentaires) et autres polluants chimiques qui peuvent s’avérer comme facteur déclenchant dans de nombreux processus auto-immuns.

 

Dans cette maladie, les troubles moteurs, visuels, sensitifs dans un stade plus ou moins avancé, sont dus à la formation de plaques de sclérose lésant la myéline des nerfs à divers niveaux du système nerveux.

 

On remarque qu’elle est beaucoup moins répandue parmi les populations noires, jaunes, arabes et indiennes. Elle est nettement plus fréquente dans les pays anglo-saxons et scandinaves. Il semble en effet que les populations qui consomment beaucoup de matières grasses, particulièrement du lait à haute teneur en matières grasses, enregistrent de hauts taux de SEP ; celles qui se nourrissent des produits de la pêche seraient, en revanche, pratiquement immunisées contre la maladie. Cette différence est évidemment due aux facteurs environnementaux, dont fait partie la nourriture, mais où le stress intervient également pour une part non négligeable.

Parmi les facteurs intrinsèques à la maladie, nous constatons un syndrome de malabsorption chronique (Besson, 1994) et une hyperperméabilité intestinale qui favorise la SEP (Seignalet, 1998). Des biopsies de la muqueuse du grêle chez un grand nombre de malades ont montré la présence de lésions similaires à celle de la maladie cœliaque (Lange et Shiner, 1976).

L’alimentation peut jouer un rôle très favorable permettant de réduire la fréquence et l’intensité des poussées, voire de les stabiliser, en luttant contre la production de radicaux libres qui facilitent le phénomène de dégénérescence, et contre l’accumulation des déchets métaboliques acides qui facilitent les phénomènes inflammatoires chroniques.

 

Mesures diététiques communes à de nombreux chercheurs

Les points communs des mesures prônées par de nombreux chercheurs dans le cadre de cette pathologie sont :

— Réduire, voire proscrire les graisses saturées d’origine animale (viandes grasses, lait, beurre, fromages) et les modes de cuisson gras.

— Consommer régulièrement des acides gras insaturés : huiles vierges de première pression à froid, huile d’onagre, poissons et huiles de poisson.

— Consommer régulièrement des céréales complètes, des légumineuses et des végétaux frais — fruits et légumes — apportant vitamines et oligo-éléments.

— Éviter les aliments raffinés et les excitants.

— Opter résolument pour les produits issus de l’agriculture biologique.

— En outre, le docteur Kousmine insiste beaucoup sur l’entretien de la flore intestinale, en raison de son rôle fondamental dans l’immunité.

Quelques constatations intéressantes

Le manque de lécithine dans les gaines de myéline des nerfs et du cerveau fait que ces patients devraient absorber un surplus d’aliments riches en nutriments nécessaires à la production de lécithine. Il apparaît également que leur lécithine contient plus de graisses saturées que la normale, d’où la nécessité absolue de réduire l’apport de ce type de graisses. De plus, on sait qu’une alimentation riche en graisses empêche la transformation de l’acide linoléique en prostaglandine E1 dans l’organisme. Les prostaglandines apparaissent comme un facteur déterminant dans l’évolution de cette pathologie. Une étude a montré que les suppléments de D-phénylalanine étaient utiles. La phénylalanine est elle-même convertie en un autre acide aminé, la tyrosine. Les repas riches en glucides réduisent le taux de tyrosine, aussi efforcez-vous d’éviter les repas riches en glucides ou bien choisissez de manger des protéines à chaque repas.

 

Si l’influence du régime est excellente sur l’évolution de la maladie,
les séquelles neurologiques anciennes sont cependant généralement irréversibles.

 

La consommation de viande crue est largement permise dans les autres états auto-immuns, mais pour la SEP, il faut tenir compte du fait que la viande contient des filets nerveux, donc de la myéline. Il est possible que certains antigènes de la myéline n’aient pas de spécificité d’espèce, donc que la myéline de bœuf, de cheval ou de mouton contienne des antigènes communs avec la myéline humaine. Dès lors, la position de certains médecins ou diététiciens dans ce cas est d’interdire la viande au moins pendant les trois premiers mois, puis de la réintroduire sous forme crue, quitte à la supprimer de nouveau en cas d’effet défavorable.

La nutrition est une thérapeutique qu’il faudrait de toute façon essayer, non seulement parce que la médecine classique est dépourvue de tout traitement face à cette maladie, mais en plus parce que les résultats observés sont très encourageants.

 

Conseils supplémentaires utiles

Prenez cinq petits repas par jour ou davantage pour combattre la fatigue. Mangez davantage d’aliments riches en acide linoléique. On dit que les acides gras essentiels sont 50 fois plus actifs sous forme de lécithine qu’autrement. Mangez suffisamment d’aliments comportant beaucoup de nutriments indispensables à la production et à l’entretien de la myéline, dont les protéines, la riboflavine, la niacine, les vitamines B6 et B12 et l’acide folique ; le cuivre, le magnésium, le manganèse et le zinc. Évitez les repas riches en glucides et en graisses saturées.

 

                PRODUITS CONSEILLÉS                                                   CONSEIL

                    1. PIDOLATE de Calcium/Magnésium *                                   1 gélule à chaque repas                                                                                                                 450/50 mg                                                 (matin – midi – soir).

* En cas de poussée inflammatoire : 9 gélules par jour aux repas (3 matin – 3 midi – 3 soir) pendant 10 jours, ensuite revenir à la dose d’entretien.

                    2. SILICIUM ORG.                                                         3 à 9 capuchons par jour ¼ d’heure avant

chaque repas, 1 à 3 capuchons purs sous la langue, laisser agir quelques secondes, ensuite avaler.

                     3. VITAMINES               2 comprimés par jour durant le repas (matin – midi).

 

* En cas d’intoxication aux métaux lourds :

                    4. LAMINARIA JAPONICA                                                        10 à 12 gélules pendant au moins 6 mois.

Pause de 5 jours une fois par mois.

Il doit se prendre sur un estomac vide avec un grand verre d’eau, idéalement le matin à jeun. Éviter la prise le soir, car le produit a un effet énergétique pouvant nuire à la qualité du sommeil.

Article précédent

La maladie de Crohn: le point sur les traitements naturels!

Article suivant

Le sélénium: pourquoi il faut en consommer plus?

L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire