Défenses naturellesMa santé

La vitamine oubliée de tous et pourtant encore plus importante que la D3!

images (1)

Les vitamines K2 et D3 sont les piliers de la médecine naturelle anti-âge

par le Dr Schmitz

On a énormément parlé de la vitamine D ces derniers mois. Des récentes recherches ont en effet démontré que la carence en vitamine D joue un rôle majeur dans la survenue d’au moins 17 variétés de cancer, des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, de l’hypertension, des maladies auto-immunes, du diabète, de la dépression, des douleurs chroniques, de l’arthrose, de l’ostéoporose, des anomalies congénitales, des maladies parodontales, et la liste n’est pas exhaustive. Ces dernières découvertes nous concernent tous sachant qu’au moins 50 % des adultes au-delà de 50 ans dans le monde souffrent d’un déficit en vitamine D et que cette carence affecte aussi une proportion importante d’adultes jeunes et d’enfants.

Les sources et les formes de vitamine D

L’apport le plus important se fait au niveau de la peau. Sous l’action du soleil, l’organisme fabrique du cholécalciférol ou Vitamine D3. La vitamine D provient également de l’alimentation sous deux formes: l’ergocalciférol ou Vitamine D2 qui se trouve dans les végétaux et le cholécalciférol qui provient des produits animaux. On en trouve dans un nombre limité d’aliments : les poissons de mer gras, l’huile de foie de morue, le jaune d’oeuf, et un peu moins dans les abats, les pâtés, les champignons…                                                          Les différentes formes de vitamine D sont transportées et métabolisées au foie en calcidiol ou 25(OH)D3, puis au rein où il prendra sa forme active, le calcitriol ou 1-25(OH)²D3 qui engendre la majorité des effets bénéfiques.

Les incroyables propriétés de la vitamine D

Les recherches effectuées ces dernières années ont considérablement modifié nos connaissances sur la vitamine D. Elle ne peut plus être considérée comme uniquement nécessaire à la prévention du rachitisme et de l’ostéomalacie. Son rôle dans la prévention de l’ostéoporose et des fractures du col de l’humérus (en association avec le pidolate de calcium) du sujet âgé est maintenant bien établi.

Cependant, les bienfaits de la vitamine D vont bien au-delà de la santé de notre squelette osseux. Des études cliniques et épidémiologiques tout à fait passionnantes confirment l’existence d’effets extra-osseux très originaux, parfois inattendus.

La vitamine D réduit la mortalité : plusieurs études ont montré qu’une carence en vitamine D augmente la mortalité due au cancer, aux maladies cardio-vasculaires et au diabète de type II, soit les pathologies à l’origine d’environ 70 % des décès des pays civilisés. Dobnig H et al. Independent association of low serum 25-hydroxyvitamin D and 1,25-dyhydroxyvitamin D levels with all-cause and cardiovascular mortality. Arch Intern Med 2008; 168(12):1340-1349

La vitamine D et le système immunitaire : plusieurs études ont prouvé que la vitamine D joue un rôle immunitaire et protège l’organisme contre les infections. C’est pourquoi les gens qui sont déficients en vitamine D souffriront plus fréquemment de rhume et de la grippe, en hiver. Outre son action immunostimulante, la vitamine D a aussi une action immunomodulatrice qui explique son action favorable dans les maladies à composante inflammatoire ou auto-immune. Cannell JJ, Vieth R, Umhau JC, Holick MF, Grant WB, Madronich S, Garland CF, Giovannucci E.

Epidemic influenza and vitamin D. Epidemiol Infect. 2006 Dec;134(6):1129-40. Epub 2006 Sep 7. Review.

La vitamine D et le cancer : plusieurs chercheurs affirment qu’en plus de contribuer à prévenir plusieurs formes de cancers, la vitamine D pourrait aider aussi les personnes déjà atteintes en ralentissant la progression de la maladie. Garland CF, Garland FC, et al. The Role of Vitamin D in Cancer Prevention.Am J Public Health. 2005 Dec 27. Texte integral : www.pubmedcentral.nih.gov

La vitamine D et le cœur : Une carence en vitamine D, même modérée, pourrait représenter un risque accru de souffrir de troubles cardiovasculaires. Les personnes en manque de vitamine D présentent deux fois plus de risque de développer un infarctus, une insuffisance cardiaque ou un accident vasculaire cérébral, comparativement à celles dont les taux de vitamine D sont élevés. Zittermann A, Schleithoff SS, Koerfer R. Putting cardiovascular disease and vitamin D insufficiency into perspective.Br J Nutr. 2005 Oct;94(4):483-92.

La vitamine D et la mémoire : plusieurs études indiquent que les hommes qui ont les taux les plus bas de vitamine D sont aussi ceux dont les capacités intellectuelles s’amenuisent le plus en vieillissant. Une équipe de chercheurs de l’université de Los Angeles ont découvert que la vitamine D et la curcumine, un élément chimique se trouvant dans le curcuma, pourraient se révéler utiles pour prévenir et traiter la maladie d’Alzheimer. Llewellyn DJ et al « Vitamin D and risk of cognitive decline in elderly persons » Arch Intern Med 2010; 170(13): 1135-1141.

 La vitamine D et le tonus musculaire : en plus de son action favorable sur le système ostéo-articulaire, la vitamine D augmente la force musculaire. Une étude récente réalisée en maison de repos chez des séniors supplémentés en vitamine D a montré une réduction de 22% des chutes parmi les pensionnaires. Bischoff H.A. et al., Effects of vitamin D on falls : a meta-analysis, JAMA, 2004 Apr 28, 291(16) : 1999-2006.

 

Suis-je carencé en vitamine D ?

La carence en vitamine D est très fréquente chez les habitants de l’hémisphère Nord et chez les personnes âgées (à partir de 35  ans la capacité de la peau à produire de la Vitamine D lors de l’exposition au soleil diminue). Pendant la période hivernale, on estime qu’environ 80% des français sont en manque de vitamine D.

Le seul moyen de le savoir avec certitude est de réaliser une prise de sang afin de mesurer le taux de calcidiol ou 25(OH)D3 qui devrait être supérieur à 50 ng/ml (nanogrammes par millilitres) toute l’année, tant chez les enfants que chez les adultes. Idéalement, votre résultat devrait être autour de 60-80 ng/ml car cela permet au corps d’avoir un peu de vitamine D en réserve. Attention, la plupart des laboratoires indiquent une valeur normale à partir de 30 ng/ml ce qui est insuffisant. Certains laboratoires utilisent une unité différente à savoir les nanomoles par litre (nmol/L) plutôt que les nanogrammes par millilitres (ng/mL). Pour convertir les nmol/L en ng/mL, il faut les diviser par 2,5 (ex : 125 nmol/L = 50 ng/mL).

 

 

 

La vitamine K2 : des os solides et des vaisseaux sanguins propres

La vitamine K existe sous deux formes. La vitamine K1 (phylloquinone) est d’origine végétale et se trouve dans notre alimentation, principalement les légumes verts, certaines huiles végétales (colza ou soja) et le jaune de l’œuf. Elle intervient dans les phénomènes de coagulation du sang.
La vitamine K2 (ménaquinone) est surtout fabriquée par notre propre organisme et plus particulièrement au niveau de l’intestin par les bactéries (E-Coli) de notre flore intestinale. Il est également possible de la retrouver dans l’alimentation, à savoir dans les huiles de poisson, le yaourt, le fromage, le lait et le foie.

La vitamine K2 fixe le calcium au bon endroit !

Physiologiquement les dépôts de calcium ne se produisent que dans deux endroits : les os et les dents. Malheureusement, avec l’âge des dépôts anormaux de calcium se fixent au niveau de certains tissus comme la paroi interne de nos artères, c’est le phénomène d’artériosclérose  (durcissement des artères). En vieillissant, nous perdons notre capacité à réguler la balance calcique qui se fait même dans le mauvais sens puisque le calcium quitte les os (ostéoporose) pour se fixer dans les artères (artériosclérose). La vitamine K2 aide à réguler la balance calcique en gardant le calcium dans les os plutôt que dans les artères. Mieux encore, les dernières recherches indiquent que la vitamine K2 permet même d’inverser le phénomène de calcification artérielle ce qui en fait le seul traitement actuellement connu de l’artériosclérose.

La vitamine K2 : la vitamine anti-âge

En vieillissant, des dépôts de calcium ont tendance à s’accumuler dans les tissus mous de notre organisme. Les médecins effectuant des autopsies sur les personnes âgées constatent la perte de souplesse de certains tissus qui ressemblent plus à de la pierre. De nombreuses maladies liées à l’âge peuvent être attribuées à la calcification des tissus comme les calculs rénaux, l’arthrite, la cataracte, l’insuffisance des valvules cardiaques, les fractures des os, la peau ridée, la sénilité et, bien sûr, l’artériosclérose du système vasculaire. Rétablir un statut optimal en vitamine K2 contribue à protéger contre tous ces troubles et il n’est pas étonnant que plusieurs chercheurs considèrent que cette vitamine soit l’un des nutriments les plus importants pour lutter contre le vieillissement. Récemment, un groupe d’experts européens s’est prononcé sur l’intérêt d’une complémentation de notre population par la prise d’un complément nutritionnel contenant 100 à 150 μg de vitamine K2.

 

Une réglementation européenne totalement inadaptée aux besoins des patients

La nouvelle réglementation européenne visant les compléments nutritionnels autorise la prise de 150 μg de vitamine K2 et de 300 UI de vitamine D par jour. Ces normes sont correctes pour la vitamine K2 mais totalement insuffisante pour la vitamine D. En fonction des derniers développements de la recherche, on peut considérer qu’un adulte vivant dans l’hémisphère Nord devrait prendre un supplément  de 2000 UI de vitamine D par jour d’Octobre à Mars et même toute l’année pour les personnes s’exposant peu au soleil.

 

Je suis donc obliger de jongler avec 2 produits pour corriger efficacement les carences de mes patients en fonction de leur résultat sanguin en vitamine D (voir tableau ci-dessous)

Complexe K-D (flacon de 30 gélules)

Composition : vitamine D3 (cholecalciferol) 7,5 μg (300 UI)

vitamine K2 (ménaquinone) 135 μg

Conseil d’utilisation : 1 gélule par jour avec le repas toute l’année (association anti-âge)

Précaution : les patients sous médicaments antivitaminiques K (Previscan, Sintrom) doivent en parler avec leur médecin

                                           +

Vitamine D3 (flacon de 150 gélules)

Composition : vitamine D3 (cholecalciferol) 7,5 μg (300 UI)

Conseil d’utilisation : en fonction du dosage sanguin de la vitamine D

     Vit D < 20 ng/mL : 6 gélules par jour pendant 4 mois puis contrôle sanguin
     Vit D  entre 20 et 30 ng/mL : 4 gélules par jour pendant 4 mois puis contrôle sanguin
     Vit D  entre 30 et 50 ng/mL : 2 gélules par jour pendant 4 mois puis contrôle sanguin
     Vit D > 50 ng/mL : 1 gélule par jour de Complexe K-D en entretien

 

Article précédent

Le Dr. Schmitz vous révèle quelles matières grasses il faut utiliser dans notre vie de tous les jours!

Article suivant

Le Dr. Schmitz vous dévoile son opinion sur les "régimes": ce qui marche et ce qui est dangereux!

L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire