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Les multiples fonctions des enzymes digestives

Les multiples fonctions des enzymes digestives

Afin d’être dissociés en macronutriments, en micronutriments et en molécules utiles à l’organisme, les aliments ingérés doivent subir diverses transformations. Ce sont les enzymes digestives qui sont responsables des processus évolutifs du bol alimentaire tout le long de son voyage au cœur de la lumière digestive. Chacune des enzymes digestives primaires est chargée d’une action bien précise sur les différents composants des aliments.

Le circuit

Les réactions enzymatiques débutent dès l’entrée des aliments en bouche au premier contact avec la salive. Cette dernière contient l’amylase qui prédigère les glucides dont font partie les amidons (céréales, graines, pomme de terre, patate douce, etc.). 50 % des amidons sont prédigérés à ce niveau grâce à la ptyaline. Elle transforme la dextrine en maltose. La dégradation des amidons se prolongera grâce au suc pancréatique qui contient de l’amylase et des sécrétions du jéjunum (partie centrale de l’intestin grêle).

La digestion des protéines s’effectue dans l’estomac grâce au mucus qui sécrète la mucine (protège les parois de l’estomac), la présure qui agit sur le lait, la cathepsine (enzyme typiquement protéolytique qui digère les protéines) et la pepsine.  La finalisation de la dégradation des protéines en acides aminés a lieu dans l’intestin où diverses enzymes (carboxypeptidases – amylopeptidases – tripeptidases – dipeptidases – entérokinases – maltases – invertines) termineront le travail.

Dans l’intestin grêle, se trouve également la cellulase qui se charge de briser les fibres alimentaires, la lactase qui métabolise le lactose (sucre contenu dans les produits laitiers), la sucrase qui gère le métabolisme de la plupart des sucres ou encore la phytase qui agit sur l’ensemble du bol alimentaire, mais qui intervient plus précisément dans la production des vitamines du groupe B.

Quant aux acides gras (glycérols), ils sont séparés par la lipase pancréatique. Ils sont émulsionnés par l’action prolongée de la lipase pancréatique qui collabore avec les acides gras biliaires. Divisés en micelles minimes, ils pourront alors traverser la paroi de l’intestin grêle pour aller remplir leurs rôles au sein du métabolisme.

Nous constatons que l’intestin grêle est un organe essentiel puisque grâce à ses millions de minuscules villosités il digère près de 90% des aliments. Ces aliments réduits à leur forme basique peuvent enfin traverser la paroi intestinale. Transportés par le sang vers les organes cibles, ils sont pris en charge par les enzymes métaboliques pour y remplir chacun leur fonction précise.

Que se passe-t-il en cas de malabsorption?

Du point de vue digestif, une malabsorption peut donc avoir 2 origines possibles :

  • Soit il s’agit d’une déficience enzymatique : ce qui signifie que les aliments mal dégradés ne pourront pas passer au travers de la paroi intestinale. Ils seront donc évacués par les selles sans être utilisés.
  • Soit la paroi intestinale elle-même est mal en point (porosité, encrassement, candidose, parasitose, flore déséquilibrée, etc.). S’il y a une trop grande perméabilité intestinale, certains éléments s’échapperont des intestins avant d’avoir abouti à leur dégradation finale. S’il y a déséquilibre de la paroi ou de la flore, cette dernière ne remplira plus son rôle lié à l’absorption de certains microéléments essentiels.

Qu’il s’agisse d’une mauvaise dégradation enzymatique ou d’une malabsorption intestinale, dans tous les cas, il faudra remédier au problème sous peine de devenir carencé ou déminéralisé.

S’il y a un problème au niveau de la paroi intestinale elle-même, l’idéal est de refaire la flore grâce à ces pré- et probiotiques de qualité. Sachant que s’il existe une candidose ou une parasitose, cela nécessitera un traitement spécifique à ce type de problème.

Quant aux enzymes, ce sont des catalyseurs naturels produits par l’organisme. Ces catalyseurs interviennent au cours des réactions chimiques pour modifier la vitesse de réaction. Ils accélèrent également la vitesse de retour à l’équilibre du milieu intérieur momentanément perturbé. Ils accompagnent les réactions un temps donné. Ils sont ensuite recyclés pour être réutilisés ultérieurement. C’est leur structure protéique qui leur procure leur spécificité d’action. Cette structure est malheureusement très fragile. La chaleur, un pH anormal ou encore certaines substances chimiques (médicaments, alcool, cigarette, etc.) les dénaturent très facilement. Ces changements de forme les rendent inefficaces et leur font perdre leurs caractéristiques propres.

Les enzymes et aliments

Il faut donc prendre soin de son capital enzymatique. Les aliments crus et naturels contiennent des enzymes, c’est entre autres pour cette raison qu’ils sont très digestes. Cela évite au corps de devoir fabriquer ses propres enzymes. Idéalement, il faudrait fournir au corps 75 % d’enzymes par le biais de l’alimentation. Malheureusement, la cuisson (dès 46°), la congélation, la conservation, l’acidose tissulaire, etc.

Qu’il s’agisse des enzymes digestives ou métaboliques, elles sont toutes très sensibles à la chaleur et pour agir elles nécessitent des pH très précis. Ce sont d’ailleurs ces valeurs de pH très précises qui expliquent pourquoi le travail des enzymes diffère d’une partie à l’autre du tube digestif, chacune ayant besoin d’un pH spécifique pour pouvoir agir.

Si l’on suppose qu’il existe un déficit enzymatique, on peut avoir recours à des compléments alimentaires qui en contiennent.

La prise de complément alimentaire à base d’enzyme permet 2 actions. Ces actions diffèrent en fonction du moment de la prise.

Un complexe enzymatique pris juste avant ou pendant le repas viendra en aide aux enzymes digestives et favorisera une régulation du poids et de l’appétit.

Par contre, s’ils sont pris en dehors de repas, les compléments à base d’enzymes auront plutôt une action anti-inflammatoire.

Attention : comme les oméga-3, les enzymes ont une action fluidifiante sanguine. Il est donc déconseillé de les y associer de même que de les combiner à la prise de médicaments anticoagulants. Demander l’avis de votre médecin si vous êtes sous médication de ce type.

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