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Omégas-3 ou mercure, à vous de choisir la qualité de vos poissons !

Les nutritionnistes conseillent bien souvent de manger du poisson dont les protéines sont meilleures que celles apportées par les viandes, et qui contient des nutriments comme les oméga-3 ou du phosphore. Ces nutriments sont bien utiles à l’organisme sachant que bon nombre de personnes sont véritablement en carence d’oméga-3.

Or, actuellement de nombreux scientifiques nous avertissent des dangers du mercure que contiennent ces poissons. Il s’agit vraisemblablement d’un problème complexe puisque toutes les eaux du globe sont de plus en plus polluées.

Le poisson a toujours été la meilleure source d’omega-3. Ces fameux acides gras EPA et DHA dont on manque tant aujourd’hui. Mais sachant que ce sont les tissus gras qui stockent le plus de toxines, il faut redoubler de vigilance.

Ce sont les plus gros poissons en fin de chaîne alimentaire qui contiennent le plus de pollutions puisqu’ils se nourrissent de poissons plus petits, petits poissons qui eux-mêmes sont déjà pollués.

Si vous souhaitez malgré tout consommer du poisson de plus gros calibre, orientez-vous vers le saumon rouge d’Alaska authentique pêcher en haute mer. D’une part, il permet de très bons apports nutritionnels avec une contamination réduite parce qu’il est végétarien et qu’il ne consomme donc pas d’autres poissons déjà pollués. D’autre part, son cycle de vie court lui octroie une accumulation toxinique réduite.

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Si vous craignez les intoxications au mercure, vous pouvez également précéder votre consommation de poissons d’une prise d’algues chélatrice de métaux lourds. Pensez à la laminaria japonica ou aux comprimés de chlorella.

Il existe d’autres mises en garde dans le choix de vos poissons. Il y a tout d’abord le choix entre des poissons sauvages ou des poissons d’élevage. Si c’est possible, il vaut mieux choisir du poisson sauvage, car celui-ci a beaucoup voyagé et présente donc une chair plus « musclée », et ce de manière naturelle, contrairement à leurs congénères enfermés dans des aquariums ou les étangs d’élevage. De récentes recherches ont montré que les taux de survie de poissons sauvages ayant pratiqué de « l’exercice » est de 13 % supérieurs à ceux des poissons d’élevage. Les premiers ont également une meilleure croissance et un système immunitaire plus performant. Les poissons en liberté ont une nourriture plus variée, constituée de ce qu’il trouve dans la nature et de ce pour quoi leur système digestif est programmé.Leur profil nutritionnel est donc nettement plus complet et plus varié. Leur nourriture naturelle leur apporte oligo-éléments, graisses, minéraux, vitamines et antioxydants comme l’astaxanthine (pigment d’algues). Ce sont ces pigments qui donnent la couleur à la chair de saumon rose ou rouge. Certains saumons rouges sauvages sont végétariens (algues), alors que d’autres se nourrissent de krill et de plancton. À la fin de leur vie, il meurt de mort naturelle dans leur milieu naturel de vie. Ils participent ainsi au cycle éternel de la vie au sein duquel ils servent de nourriture à un autre prédateur.

Les saumons d’élevage bénéficient d’un régime alimentaire artificiel composé de produits dérivés de céréales comme le maïs et le soja, dont la plupart sont génétiquement modifiés. Ils reçoivent également des farines de poulet et de plumes, et auront une coloration artificielle puisqu’ils reçoivent de l’astaxanthine synthétique. Petit bémol, cette substance n’est pas approuvée pour la consommation humaine, mais est bien autorisée pour alimenter les poissons.
Il est évident que le goût du saumon d’élevage ou du saumon sauvage sera bien différent. De même que pour les poissons élevés à la farine, la différence se marque dans le rapport oméga-3/omega-6 de leur chair. La proportion d’omega-3 peut être 600 à 1.000 % supérieure chez les saumons sauvages. Vous comprenez donc facilement qu’il vaut mieux acheter du poisson sauvage.

Les poissons d’élevage nourris aux aliments génétiquement modifiés reçoivent généralement des antibiotiques afin d’éviter les épidémies de maladies. Ils sont élevés dans une eau qui contient des pesticides et des additifs chimiques.

Soyez vraiment vigilants parce qu’on a constaté que parmi les saumons dits « sauvages », 70 à 80 % étaient en réalité des saumons d’élevage, y compris dans les restaurants.

Il paraît qu’une marque de garantie est l’appellation « Le saumon d’Alaska » ou le saumon rouge, car ces types de saumon ne peuvent pas être élevés. Par contre, évitez les saumons de l’atlantique qui viennent actuellement des exploitations de pisciculture.

Et ne croyez pas que les autres éléments nutritifs tels que le sélénium (antioxydant) contenu dans les poissons annihilent les toxines ou aident votre corps à les éliminer. De récentes recherches ont démontré que cette hypothèse était fausse.

En conclusion, les petits poissons avec un cycle de vie court constituent la meilleure solution pour les apports en acides gras essentiels grâce à leurs valeurs nutritives plus élevées et leurs risques réduits de contamination du fait qu’ils sont en début de chaîne alimentaire. Ce choix inclut les sardines, les anchois et les harengs.

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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