Défenses naturelles

Qui connaît le « miso » ?

 

Tout le monde se rappelle de l’explosion nucléaire de la bombe à l’uranium qui détruisit la ville d’Hiroshima et de celle de Nagasaki provoquée par une bombe au plutonium qui fit 100 000 morts dans l’instant qui suivit. Cependant, personne n’avait deviné que certaines observations consécutives à ces drames japonais d’août 1945 pourraient être utiles dans un avenir plus ou moins proche.

Bien que ces bombes n’ont pas explosé au sol, mais à une altitude de 180 m pour celle d’Hiroshima et à 470 m pour celle de Nagasaki, 70 % des décès ont été provoqués par le souffle de l’explosion, les effondrements d’immeubles et les incendies qui s’en suivirent.

16 % d’autres décès ont été dus au flash thermique et les autres morts (14 %) ont été attribuées aux radiations (neutrons et rayons).

Les conditions météorologiques du moment ont fait que les retombées radioactives ont été réduites, c’est-à-dire que les champignons nucléaires se sont vite évaporés dans l’atmosphère. De ce fait, les dégâts occasionnés par les irradiations ont été instantanés.

Des chercheurs japonais ont constaté que l’impact des irradiations directes variait très fort d’une personne à l’autre.

Dès le largage de la bombe de Nagasaki, le 9 août 1945, le médecin Tatuichiro Akizuki et ses 20 employés ont pris en charge près de 70 personnes atteintes de tuberculose à l’hôpital Daiichi Uragami (Hôpital Saint-François) situé à 1,4 km du point d’impact maximal de l’explosion. Il semble que du fait que les constructions avoisinantes étaient en bois, alors qu’à Hiroshima elles étaient principalement en béton, les personnes suivies par ce médecin n’ont pas contracté de maladies liées à une irradiation aiguë.

En approfondissant les recherches, les scientifiques ont également émis l’hypothèse selon laquelle ces mêmes personnes avaient été préservées de la nocivité des rayonnements parce qu’elles consommaient quotidiennement de la soupe de « Miso » et de « Wakame ».

Lors de la catastrophe de Tchernobyl en Ukraine en avril 1986, de nombreux Européens ont consommé de la soupe « Miso » de manière à éviter les conséquences des rayonnements atomiques et visiblement cela a porté ses fruits.

Connaissez-vous le « Wakame » ?

Wakame est le nom japonais d’une algue brune, la Undaria Pinnatifida. Cette algue sert entre autres à la préparation de la soupe « Miso ». En France, on l’appelle la fougère de mer. Il en existe deux autres variétés l’Alaria Esculenta et l’Alaria Marginata.

Les algues font partie de l’alimentation courante des Japonais. Elles se dégustent crues en salade ou intégrées à d’autres préparations culinaires. Elles sont modérément cuites afin d’en conserver les bénéfices.

Le « Wakame » est un aliment excessivement riche en oligo-éléments, en nutriments, en vitamines et en fibres. 100 g de cette algue contient 1,3 g de calcium, quantité dix fois supérieure au lait de vache dont le calcium n’est de toute manière pas assimilable.

Toutes les algues brunes sont riches en alginate et le wakame n’échappe pas à la règle. L’alginate est une substance gélatineuse utilisée comme épaississant naturel, mais il est particulièrement intéressant dans la détoxification des métaux lourds, car ce gel à la faculté de les piéger.

Ce n’est pas tout. Cette algue contient également du fucoïdan, un polysaccharide qui renforce le système immunitaire.

Dernière chose essentielle, cette algue contient beaucoup d’iode, cet élément absolument indispensable au fonctionnement de la thyroïde véritable glande de la vie.

Nos populations actuelles sont fréquemment en manque d’iode. Lorsque l’organisme consomme de l’iode irradié, il se fixe prioritairement sur la thyroïde en carence et il provoquera des dégâts irréparables. La prise préventive d’iode non irradié notamment par l’intermédiaire d’algues permet de saturer la glande. Dès lors même l’iode irradié ingéré n’aura plus de prise sur cette glande vitale. La consommation d’algue permet donc d’effectuer une réelle prévention en cas d’irradiation.

En quoi consiste le miso ?

Cette pâte fermentée (blanc cassé à brun, suivant les différentes sortes de graines employées) fait partie de l’alimentation traditionnelle japonaise. Elle ressemble à du beurre un peu mou.

Le mélange initial contient : 1/3 de graines de soja (Glycine Max) et 2/3 de graines de riz (Oryza Sativa) ou de graines d’orge (Hordeum Vulgare).

À cela, l’on ajoute de l’eau, beaucoup de sel marin, un ferment appelé « Köji » et on laisse la préparation fermenter sur une période de quelques semaines à plusieurs années.

Le « Köji » (ferment) est préparé par inoculation d’un champignon, l’Aspergillus Oryzae ou Aspergillus Sojae et de lactobacilles à des grains de blé ou de riz. Le produit fini « Miso » résulte donc d’une double fermentation.

Le « Miso » est un assaisonnement japonais incontournable et très riche en protéines. Il sert de condiment, de base pour les soupes, les bouillons et les sauces. Il augmente la sapidité des aliments.

Article précédent

Comment traiter le reflux gastrique œsophagien ?

Article suivant

Cet hiver, passez au travers des infections

L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire