Anti-âge

Comment réduire les risques d’apparition de Parkinson

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative la plus courante, après Alzheimer. Elle touche 30 000 personnes en Belgique et 175 000 en France où 10 000 nouveaux cas sont par an sont diagnostiqués.

La maladie de Parkinson est une pathologie neurologique dans laquelle les cellules nerveuses situées dans la « substance noire », au centre du cerveau, sont touchées. Ces cellules produisent la dopamine, un messager chimique qui permet le contrôle des mouvements et agit dans la sensation de plaisir et de désir. Lorsque ces cellules meurent, il en résulte des symptômes comme des fonctions motrices ralenties, des tremblements au repos, une rigidité musculaire et des anomalies déambulatoires.

Cette pathologie ne connaît actuellement aucun remède et ne peut être guérie. La prévention est donc cruciale.

Si la moyenne d’âge des personnes touchées se situe autour de 60 ans, les modifications du mode de vie entraînées par les temps modernes, avec une exposition aux pesticides et toxines constante et de plus en plus grande, on dénombre aujourd’hui des cas réguliers de Parkinson chez des patients de moins de 50 ans. Les choix du mode de vie sont particulièrement importants pour se préserver de cette pathologie, ce qui est une bonne nouvelle puisque cela signifie que l’on peut facilement modifier certaines habitudes pour s’en protéger.

Manger varié et sain semble être l’étape la plus simple pour réduire le risque de Parkinson. Les légumes riches en folate s’avèrent particulièrement intéressants, puisque la carence en cette vitamine est directement mise en lien avec la pathologie.

Les nutriments suivants sont également très importants et peuvent aider à réduire de manière considérable le risque de maladie de Parkinson.

  • La vitamine D : une corrélation étroite entre une carence en vitamine D et le développement de la maladie de Parkinson existe. Si, auparavant, on pensait que le manque de vitamine D était une conséquence de la pathologie, des recherches récentes ont démontré que la carence en vitamine D est l’une des causes de Parkinson. La meilleure façon d’optimiser le taux de vitamine D est, bien évidemment, l’exposition au soleil, mais cette vitamine peut également se prendre en complémentation.
  • Les oméga-3 d’origine animale : ils préviennent la maladie de Parkinson ainsi que d’autres maladies neurodégénératives. Les oméga-3 contiennent deux acides gras indispensables à la santé de l’Homme : le DHA et l’EPA. Les avantages neurologiques des oméga-3 proviennent essentiellement du DHA qui est indispensable au bon fonctionnement cérébral (97% des 14% des oméga-3 présents dans le cerveau est du DHA). Ajouter des oméga-3 dans son alimentation, en passant par les poissons gras (attention à la qualité!) ou l’huile de krill, est donc un excellent moyen de se préserver de la maladie de Parkinson.
  • Coenzyme Q10 ou CoQ10 : une étude a démontré que la progression de la maladie de Parkinson est significativement plus lente chez les personnes prenant de fortes doses de CoQ10. Dans le cas de la prise de statines, le problème se pose plus fortement encore puisque ces médicaments ont tendance à épuiser le taux de coenzyme Q10 des personnes concernées. La supplémentation en CoQ10 ou en sa forme réduite, appelée ubiquinol, est donc recommandée.
  • Le thé vert : les polyphénols contenus dans le thé vert offrent une protection neurale très intéressante grâce à leur effet dopaminergique, c’est-à-dire stimulant de la libération de dopamine, raison pour laquelle le thé vert est lié à un risque inférieur de maladie de Parkinson.

Enfin, un des meilleurs moyens pour minimiser les risques de Parkinson est de limiter l’exposition aux pesticides. La consommation d’aliment bio et l’investissement dans un bon système de filtration d’eau sont les façons les plus évidentes et les plus simples.

La consommation d’aliments fermentés comme le kimchi peut également aider le corps à se débarrasser des pesticides.

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L'auteur

Thyphanie Mouton

Thyphanie Mouton

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