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Sauna et santé

sauna infra rouge photo

Les soins du corps grâce à l’eau, la chaleur ou les massages sont utilisés depuis des millénaires. Le sauna fait lui aussi partie d’une longue tradition commune à de nombreux pays d’Europe ou d’Asie. Dans certains pays, comme la

Finlande, il est réellement intégré dans l’hygiène de vie quotidienne. Quasiment présent dans chaque maison, il y est utilisé tant pour la détente que pour ses vertus détoxiquantes.

Le sauna est aussi utilisé dans le milieu sportif après les entraînements pour apporter une détente musculaire.

Selon Rhonda Perciavalle Patrick Ph.D., le fait d’augmenter la température corporelle (et de cœur) durant de courtes périodes améliorait les performances sportives de manière spectaculaire. Ce concept de « conditionnement hyperthermique » déboucherait sur de multiples bénéfices physiques et cérébraux.

Si vous êtes sportifs, le fait de soumettre régulièrement le corps à la chaleur entraîne une augmentation évidente de l’endurance, endurance qui est elle-même un excellent marqueur de la santé globale, y compris de la santé du cœur.

Les séances de sauna augmentent l’adaptabilité du corps lors de l’élévation de sa température au cours d’un exercice physique intense.

Plusieurs bénéfices visibles sont apportés par ces périodes de chaleur intense. On note ainsi une augmentation du volume plasmatique et le flux sanguin vers le cœur et vers les muscles, un accroissement de la masse musculaire et de meilleurs taux d’hormone de croissance.

L’amélioration de l’ensemble de la sphère cardio-vasculaire et du transport de l’oxygène vers les muscles, ainsi qu’une meilleure utilisation des réserves de glycogène ont été observées après 2 séances de 30 minutes de sauna durant 3 semaines.

La faculté de transpirer augmente également grâce à ses séances de sauna et cela se répercute sur l’ensemble de la thermorégulation du corps qui permettra à son tour de mieux supporter les variations de chaleur extérieure ou lors d’un exercice physique.

Sauna et hormone de croissance

L’hormone de croissance est fondamentale car elle intervient dans les réparations musculaires qui se produisent lors de l’exercice physique, mais aussi sur la perte de la masse musculaire qui se produit des villages de 30 ans lorsque ses taux diminuent.

D’après de nombreux scientifiques, cette baisse du niveau de l’hormone de croissance serait l’un des principaux facteurs de vieillissement.

Vous pouvez doubler voire quintupler vos niveaux d’hormone de croissance en pratiquant 2 séances de sauna de 15 à 20 minutes espacées par une période de refroidissement de 30 minutes.

Combiner les séances de sauna avec la pratique d’exercice favorisera encore de meilleurs niveaux d’hormone de croissance ainsi que ceux d’une autre hormone du cerveau, la BDNF (brain-derived neurotrophic factor). Cette dernière permet au cerveau de réparer certains dégâts cellulaires, mais également de développer de nouveaux circuits neuronaux et de nouvelles cellules cérébrales grâce aux processus de neurogenèse. Ce même phénomène d’activation des cellules souches du cerveau se produit également lors d’exercice physique ou de jeûne.

La BDNF protège l’ensemble du système de transmission neuromusculaire. Si cette transmission d’informations se dégrade, votre muscle est comme un moteur sans allumage. Cette usure explique aussi une partie de l’atrophie musculaire liée à l’âge.

On comprend pourquoi doubler l’activité physique de séances d’hyperthermie favorise à la fois le système musculaire et le système cérébral. Non seulement ces activités préviennent les dégénérescences, mais elle pourrait même inverser les processus.

La chaleur, un stress positif qui favorise la résistance générale au stress

Chaque fois qu’une cellule est exposée à un environnement hostile, les brins d’ADN se séparent à certains endroits. Cette faculté génétique permet de produire ce que l’on appelle protéines de stress. Ces protéines protègent des dégradations protéiques cellulaires liées à l’effort physique et permettent une meilleure réparation des protéines endommagées lors de l’effort. La chaleur étant perçue comme un stress favorise cette faculté d’adaptation et de résistance au stress de manière générale.

Chaleur et protéines

Certaines études ont démontré que l’exposition à la chaleur pourrait augmenter la durée de vie des mouches et des verts jusqu’à 15 % et cela serait attribué à ces protéines « protectrices ».

Le conditionnement hyperthermique réduit également la quantité de protéines dégradées naturellement lors de la pratique d’exercice ou en raison de la perte musculaire liée à l’âge.

À la lumière de ces données, on comprend d’autant mieux les bénéfices du sauna pour la récupération musculaire après une blessure.

Grâce à la stimulation de ces protéines protectrices, ces traitements thermiques pourraient également protéger contre la rhabdomyolyse, une affection dégénérative grave du tissu musculaire provoqué par l’utilisation de statines.

Toute blessure musculaire ou immobilisation prolongée qui entraîne généralement des atrophies musculaires trouveront un grand bénéfice curatif, mais également une récupération plus rapide grâce à la pratique de séances de sauna.

Sauna et insuline

Le sauna s’avère également utile lors de sensibilité accrue à l’insuline. Cette hormone remplit de multiples fonctions organiques. Elle permet entre autres aux muscles de mobiliser le glucose extracellulaire, ce qui s’effectue grâce à des récepteurs spécifiques, mais aussi grâce aux protéines. C’est en raison de la perte de sensibilité de ces récepteurs à l’insuline qu’a lieu la fonte musculaire liée au diabète de type 2. En protégeant les niveaux protéiques, les séances de sauna vous permettront également de conserver la sensibilité de vos récepteurs à l’insuline.

Une étude animale a montré que 30 minutes de traitement hyperthermique, 3 fois par semaine pendant 12 semaines entraînaient une diminution de 31 % des niveaux d’insuline, ce qui constitue une réduction très significative de sucre dans le sang. Ceci a bien évidemment une répercussion directe sur les muscles, mais aussi sur de nombreuses autres maladies chroniques qui sont liées à la résistance à l’insuline, comme le diabète de type 2 et le syndrome métabolique, entre autres.

D’autres recherches ont montré que l’utilisation du sauna augmente aussi les niveaux de noradrénaline, cette hormone impliquée dans la réponse au stress qui augmente l’attention et la concentration. Les chercheurs ont également observé une amélioration des taux de prolactine qui à son tour peut favoriser la croissance de la myéline, aider le cerveau à fonctionner plus rapidement et réparer plus aisément les lésions des cellules nerveuses.

On sait maintenant que la sensation de bien-être très souvent ressentie après l’exercice est liée à une sécrétion d’endorphines. Une étude animale a montré que le stress thermique induit ce même phénomène de libération d’endorphines.

Quelle différence y a-t-il entre les différents types de saunas ?

Dans le sauna finlandais humide, la chaleur est produite par des pierres chauffées soit par la combustion du bois soit par un système électrique. En jetant de l’eau sur les pierres brûlantes, on crée une chaleur humide accompagnée de vapeur.

Le sauna finlandais sec utilise le chauffage électrique sans apport d’eau.

Le Dr Yu explique que le fait de combiner le sauna avec une prise de niacine permet d’augmenter la puissance de détoxination de ce merveilleux outil qu’est le sauna.

Les saunas infrarouges

Le sauna infrarouge, contrairement aux saunas traditionnels de style finlandais, vous réchauffe de l’intérieur. La chaleur humide ou sèche du sauna traditionnel est obtenue par un phénomène de rayonnements à partir d’un poêle ou d’un système de chauffage. La température est régulée par un thermostat et sera ressentie comme chaude et sèche. Jeter de l’eau sur les pierres génère de la vapeur chaude qui ouvre les pores de la peau et déclenche transpiration.

Les bains de vapeur sont parfaits pour la détoxification des poumons, des reins ou pour les problèmes de vessie.

Les saunas infrarouges accélèrent et approfondi considérablement le processus de détoxination car ils chauffent les tissus jusqu’à dans les couches profondes, ce qui améliore les processus métaboliques naturels. Cela favorise également la circulation et l’oxygénation des tissus. Les virus et les bactéries tolèrent mal la chaleur, c’est pour cette raison que le corps développe de la fièvre lors d’une maladie et que l’on a tort de la supprimer avec des médicaments antipyrétiques ou anti-inflammatoires. En augmentant la température du corps en profondeur, vous l’aidez à guérir des infections.

Si vous envisagez d’utiliser un sauna infrarouge, assurez-vous qu’il n’émet pas trop de rayonnements électromagnétiques de fréquences nocives.

Bénéfices et sécurité du sauna

La peau constitue un organe majeur d’élimination. En raison de l’immobilisme et de l’inactivité physique, beaucoup d’humains ne transpirent pas assez. Des séances répétées de sauna restaureront petit à petit cette faculté cutanée, ce qui permettra l’élimination de particules chimiques et de métaux toxiques.

Une peau plus performante et plus belle, une meilleure endurance, un cœur plus adaptable, des muscles plus toniques et un fonctionnement cérébral optimum ne constituent que la partie visible des bénéfices que vous apporteront des séances régulières de sauna.

Bon sens et prudence s’imposent si vous n’avez jamais exposé votre corps à des températures ou jamais fait de sauna.

Allez-y progressivement en y passant que quelques minutes, et en augmentant d’1 minute ou de 30 secondes à chaque fois, jusqu’à atteindre les 15 à 30 minutes requises.

Il faut être d’autant plus vigilant dans les débuts qu’un processus de détoxination brutal peut engendrer des crises d’élimination désagréables et parfois difficiles à vivre.

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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