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Symbolique et décodage des hémorroïdes, ce sujet encore trop tabou pour certains…

Les hémorroïdes résultent d’une dilatation interne ou externe des veines situées autour du rectum et de l’anus. Près de 30% d’adulte serait  touché par ce problème au moins une fois au court de leur vie. Leur apparition serait favorisée par l’hérédité et par l’hypertension veineuse. Quant à la constipation, elle peut en être la cause, comme la conséquence. Ce problème courant et banal est pourtant encore très souvent tabou comme tout ce qui est lié à cette partie «honteuse» du corps. Les hémorroïdes peuvent passer inaperçues jusqu’au moment où la dilatation excessive des veines est telle qu’elle occasionne douleur et/ou saignements.

Du point de vue du décodage biologique, l’on trouve plusieurs explications quant à leur signification symbolique et émotionnelle.

 

Symbolique et décodage biologique

Selon le docteur Olivier Soulier, les hémorroïdes traduiraient une faiblesse intérieure identitaire. Les veines ramènent le sang de la périphérie du corps vers le centre et vers le cœur. Le fait de « ramener » est associé à un mouvement centripète et plutôt féminin. Du point de vue symbolique ramener le fruit des expériences vécues vers le centre de l’être permet de construire la personnalité. Dans le cas des hémorroïdes, la dilatation au niveau de l’anus naîtrait sans doute d’une compensation afin de tenter d’installer une personnalité encore incomplète et plutôt faible.

De façon générale, compenser le manque d’identité, éprouver une incapacité à prendre sa place dans un ressenti émotionnel, avoir besoin de trouver sa place sans y arriver ou encore ne plus savoir où est sa place, tout cela peut s’exprimer par plusieurs biais dont par le fait de « faire gonfler » cet endroit intime, ce qui semble accentuer ce mouvement centripète à connotation féminine.

C’est l’hypothèse que développe Gérard Athias qui considère que les hémorroïdes expriment la solution biologique parfaite au conflit de ne pas pouvoir prendre sa place dans son « féminin ». Cette part féminine existe en chacun de nous, y compris chez les hommes. Ce problème de santé poserait donc inconsciemment la question : « comment acquérir cette part de féminin (que je n’ose peut-être pas assumer) et dont j’ai pourtant envie ? »

Sous-jacent à cela, se pose la question de comment se positionner ou de comment trouver sa place dans un territoire ou la reconnaissance au sein de ce territoire (= famille, travail, maison, etc.). Selon Claude Sabbah, autre personnalité du domaine du décodage biologique, cela peut également  traduire des situations inverses dans lesquelles l’on souhaite quitter la maison, retourner dans sa « famille » de sang (réelle, imaginaire, symbolique ou virtuelle), ça ferrait véritablement « ch…» (au sens propre comme au sens figuré). Pour un homme, on pourrait envisager un manque de « virilité » empêchant d’aller jusqu’au bout de ses désirs profonds : études, travail ou encore partir avec la femme que l’on aime (et que l’on a dans les veines). Il s’agirait d’obligations que l’on s’impose vis-à-vis de choses ou de situations à vivre qui ne nous conviennent pas. Choses ou situations face auxquelles l’on pense ne pas avoir d’autre choix par exemple.

Dans son livre de Bernard Tihon explique que dans le monde animal, la hiérarchisation s’établit rapidement et simplement. Chacun sait que les chiens se reniflent le derrière pour se reconnaître et qu’ils marquent leur territoire en urinant ou en déféquant, sorte de « carte de visite » évidente pour les autres de sa race. Certains animaux, dont le panda, possèdent une glande située près de l’anus. Cette dernière manifeste son identité et plus particulièrement son identité sociale c’est-à-dire la place occupée par l’individu dans le groupe.

Selon Robert Guinée, chez les humains se processus identitaire est beaucoup plus complexe et cela s’étale dans le temps. Au cours de la vie, acquérir, établir ou maintenir sa place dans tous les secteurs (famille, école, équipe, sportive, cercle d’amis, couple, belle-famille, milieux professionnels…) est un long processus résultant d’une lutte permanente. La dure acquisition de ces différentes identités rend l’humain plus fragile que l’animal. L’instinct de l’animal n’est pas influencé par les stéréotypes socioculturels ou par l’ego mal placé.
Ainsi, selon certains, le sens de ces petites « boules » aux alentours de l’anus traduirait l’état ou le ressenti de l’individu par rapport à une ou plusieurs de ses identités sociales. La personne souhaite généralement affirmer son identité, mais par moment elle craint de ne pas y arriver, à d’autres elle ne sait plus qui elle est (cul entre deux chaises), à d’autres des questions existentielles surgissent quant à sa place dans la société ou encore elle hésite quant aux décisions à prendre et qui lui permettraient d’affirmer sa propre identité.

Dans le langage populaire, « avoir de la veine » signifie avoir de la chance. Ferait-on gonfler certaines veines dans l’espoir d’avoir plus de chance ? Les gonflements situés à cet endroit pourraient-ils être en lien avec d’autres expressions populaires telles que « avoir le c… bordé de nouilles » ou encore « avoir du c… » ?

D’autres auteurs suggèrent à l’origine des hémorroïdes (désirs bloqués) les causes où les attitudes émotionnelles suivantes :

  • La personne se met la pression pour éviter de parler ou de montrer des émotions dérangeantes (peurs), émotions vécues comme un fardeau.
  • Se forcer à faire des choses que l’on ne souhaite pas faire, surtout dans le domaine matériel tel qu’exercer un métier contre son gré.
  • Du point de vue anatomique , l’anus (et les hémorroïdes) se situe à la terminaison du gros intestin : la personne serait-elle du genre à se forcer pour terminer des choses trop exigeantes pour elle ?
  • Les hémorroïdes pourraient aussi traduire une certaine impatience, les choses ne vont pas assez vite ou ne se réalisent pas selon nos attentes, pour y arriver, faudrait-il se mettre « le feu au derrière » ?

 

Certaines peurs ou croyances dystrophiques pourraient également être génératrices d’hémorroïdes :

  • En raison d’une insécurité matérielle et/ou d’une difficulté à prendre des décisions pour obtenir quelque chose ou quelqu’un, la personne génère de la tension. Cette tension augmente proportionnellement à son attitude intérieure d’insécurité et les hémorroïdes s’accentuent. Pour répondre à cette insécurité, la personne se force à « faire »pour « avoir ».

 

De manière généralement, nous manquons de confiance en l’Univers qui idéalement devrait approvisionner tous ses enfants. Nous devrions nous fier davantage à notre mère, la planète Terre. Si nous lui faisons confiance, elle répond présente et prend soin de nous. Simple nous acceptions ce postulat, nous serions vraisemblablement plus doux et moins exigeant envers nous-mêmes. Cela s’appelle le lâcher-prise. Pour cela nous devons apprendre à nous faire davantage confiance et à mieux ou à oser exprimer nos ressentis. Nous sommes dans un monde où l’on ne nous (se) accorde pas le droit de reconnaître le fait d’avoir des peurs matérielles.

Dans des préoccupations moins spirituelles, certains thérapeutes interprètent les hémorroïdes internes comme un conflit actif de « saloperies » à éliminer, conflit que l’on aura tout d’abord eu du mal à « digérer » et qui en circulant (veineux) finira par tenter d’être éliminé. Sans aller jusqu’à un véritable conflit dramatique, il peut s’agir de contrariétés que l’on n’arrive pas à évacuer et que l’on garde à l’intérieur de soi. Par exemple : ne pas arriver à pardonner  quelque chose à quelqu’un.

Certains décodeurs considèrent que les hémorroïdes externes manifestent le fait d’avoir « le cul entre deux chaises » ou de ne pas ou ne plus être soi-même. Ce qui en fin de compte revient un peu au même que le fait de ne pas trouver sa place ou son identité (voir précédemment).

Si les hémorroïdes saignent, la signification symbolique s’accompagnerait d’une perte de joie ou d’énergie en rapport avec la situation gênante.

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L'auteur

Carol Panne

Carol Panne

Diplômée en naturopathie (CNR - Collège de Naturopathie Rénovée André Lafon - 2003). Approfondissement de : la gemmothérapie (2 séminaires avec Philippe Andrians), l’aromathérapie (avec Monique Tournay), la phytothérapie (avec le Dr Jean-Claude Leunis), la nutrithérapie (entre autres trois jours de formation avec le professeur Henri Joyeux).
Mon plus grand souhait est d'aider un maximum de personnes à RETROUVER NATURELLEMENT LA SANTÉ, mais surtout leur RENDRE L’ESPOIR DE GUÉRISON et leur faire comprendre que TOUT EST POSSIBLE !
Enseignante de formation (éducation physique), je m’épanouis actuellement comme chargée de cours par correspondance au Centre de Formation à Distance et de cours du soir au Centre de Qualification Professionnelle.

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